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Entre-temps, en dépit du démenti du Rapporteur, le nom du questeur de la Chambre Haute cité - à tort ou à raison - dans une vaste opération de corruption.

Combien de sénateurs résisteront au vent du renouveau impulsé par le Président Félix Tshisekedi ? La majorité actuelle va-t-elle basculer dans un Sénat estimé 90% FCC ? Toutes ces questions existentielles pour la famille politique de l'ancien Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, sont suspendues depuis plusieurs jours sur les lèvres de nombreux Kinois.

D'ores et déjà, ça se chuchote sur une pétition contre l'actuel Bureau du Sénat. Sont ainsi visés, les six membres sur les sept qui composent le perchoir. A savoir : le président, le 2ème vice-président, les deux rapporteurs ainsi que les deux questeurs de la chambre haute. Bref, les six qui avaient boycotté la cérémonie de prestation de serment devant le Président Félix Tshisekedi, des trois juges de la Cour constitutionnelle, le 21 octobre dernier au Palais du peuple. L'initiative serait du sénateur MLC, Valentin Gerengo. Selon des sources sur place, ce dernier aurait bénéficié d'un large soutien de ses collègues qui ne cachent plus leur mécontentement quant à la gestion du bureau mis en cause.

"Nous voulons des institutions qui travaillent en parfaite symbiose, en harmonie et non des structures de l'Etat qui s'affrontent constamment ? Pour assurer la stabilité institutionnelle, tous les animateurs des institutions au niveau national doivent s'aligner derrière le Chef de l'Etat clef de voûte de notre système institutionnel", explique un sénateur contacté par des médias au Palais du peuple.

DES ESPECES SONORES CONTRE LA MENACE

Au moment où l'on parle d'une pétition pour déchoir six membres de l'équipe Thambwe, des sources au siège du Parlement congolais font état d'une "vaste opération de corruption" des sénateurs que l'on attribue au financier de la chambre. Vrai ou faux, toujours est-il qu'Eric Rubuye dont le nom a été suffisamment cité la semaine dernière, dans des soupçons de malversations financières et de blanchiment de fonds. Mais ces bruits de travées avaient été démentis quelques jours plus tôt, par le rapporteur du Sénat, Kaumba Lufunda, au cours d'une conférence de presse le jeudi 7 janvier courant dans son cabinet.

Malgré ce démenti du rapporteur de la chambre haute, des sources reviennent à la charge. On apprend que le questeur du Sénat, face à la menace de plus en plus persistante de leur déchéance collective, aurait mis le paquet. Un montant de 10.000$US à titre d'acompte sur un total de 100.000$US, serait remis à chaque sénateur pour faire échec à la démarche de Valentin Gerengo.

Toujours à propos de cette affaire de corruption, des sources révèlent un message Watsapp du questeur du sénat envoyé dans le groupe des sénateurs. "Bonjour honorables sénateurs et distingués chers collègues. Tout en vous souhaitant mes vœux les meilleurs pour l'en 2021, je tiens à vous signifier qu'aujourd'hui la questure a ouvert ses portes après cinq jours de congé. Ainsi donc, il est demandé à tous ceux qui n'ont encore reçu le premier acompte de FBI de passer personnellement à mon bureau au Sénat entre 11-13 heures quant à ce. Pour toute question complémentaire, prière de me contacter in box ou directement à mon téléphone. Merci", lit-on dans ce message attribué à Eric Rubuye et relayé par le média en ligne Ouraganfm.com.

D'ores et déjà, ce message électronique attribué au questeur a provoqué une pluie de réactions sur fond d'indignation. En l'occurrence, celle de Georges Kapiamba, numéro 1 de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ). "La justice devra poursuivre son enquête sur l'origine des fonds que le Questeur du Sénat a remis aux sénateurs, à son bureau privé, soit 10.000$Us d'acompte sur 100.000$Us appelés FBI leur promis, alors que chacun venait de percevoir ses émoluments par voie bancaire. Suspect !"

QAUND LA CORRUPTION TIENT LE LEGISLATEUR

Des sources au Palais du peuple renseignent que cette affaire de corruption au Parlement, a suscité l'émoi de nombreux sénateurs. Ces derniers, très indignés, auraient dénoncé la résurgence d'une pratique avilissante dans un Parlement respectueux et respectable, qui se veut être le modèle de la bonne gouvernance.

"Rubuye fait preuve d'un terrifiant amateurisme politique, car il ne sait nullement lire les signes des temps. La majorité a et devait changer dans les deux chambres. Deux choix raisonnables se présentaient à lui : soit faire profil bas et partir tranquillement rejoindre les rangs de l'opposition, soit rejoindre à son tour l'Union sacrée de la Nation. Mais il préfère un combat indigne et perdu d'avance", argue un sénateur qui, visiblement, ne fait plus aucun mystère sur son ralliement à la nouvelle coalition recherchée par le successeur de Joseph Kabila.

A l'ère et à l'heure de la transhumance ambiante où les acteurs politiques voguent au gré des vagues, plus d'un analyste anticipe pour dire que l'ouragan qui a emporté le bureau de l'Assemblée nationale le 10 décembre dernier, prend cette fois-ci, la direction du Sénat. A partir du moment où les mêmes acteurs politiques se "caméléonisent" à souhait, par peur d'un chômage collectif, il ne serait donc pas surprenant de voir également les choses changer du côté de la Chambre haute du Parlement.

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