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Les lampions se sont éteints sur le premier Congrès de la Société congolaise de la chirurgie. Deux jours durant , les chirurgiens ont réflechi sur les stratégies susceptibles d’améliorer la prise en charge des malades en RDC. Ainsi, au terme de ces assises, les participants ont exhorté le Gouvernement congolais à renforcer, les hôpitaux et zones de santé du pays, en équipements et en nombre des chirurgiens.

En initiant ce Congrès, les chirurgiens congolais ont tenu de prime abord, à pallier le déficit constaté sur le terrainn, à savoir : la carence des chirurgiens et le souci de l’amélioration de la pratique chirurgicale en RDC.
Tout le long des travaux en plénière et en atelier, les participants ont appelé le gouvernement à équiper en matériels techniques et à mettre à la disposition des hôpitaux et zones de santé du pays des médecins spécialistes.
Une des recommandations phares de ces assises a été celle relative à la redynamisation de « la Société de chirurgie du Congo ». Il s’agit, expliquent-ils, de relancer une plateforme de formation continue, dans l’optique d’offrir à la population des soins de santé de qualité.

OFFRIR DES SOINS DE QUALITE
Un bureau national provisoire, suivi des sections provinciales, ont été mis en place afin de réactiver effectivement cette plateforme. Les participants ont saisi l’occasion pour plaider pour la réglementation et la standardisation des programmes de formation et des pratiques chirurgicales en RDC, à travers l’adoption des normes rigoureusement codifiées.
Après avoir dressé un état des lieux du domaine chirurgical en RDC, les congressistes ont émis le vœu de voir ce secteur de la médecine évoluer, dans un court délai, vers la transplantation des organes. Ils ont aussi préconisé l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans la pratique chirurgicale en RDC.

A PEINE 143 CHIRURGIENS EN RDC
Les chirurgiens ont en outre, mis à profit ces rencontres afin d’arrêter des stratégies visant l’amélioration de la prise en charge des pathologies cancéreuses en RDC. Aussi, ont-ils insisté sur la nécessité de mettre en place un mécanisme de formation continue sur des pathologies les plus couramment rencontrées dans la pratique chirurgicale.
Selon le professeur Mvumbi Lelo, vice-doyen à la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, l’insuffisance des chirurgiens et des médecins spécialistes dans les hôpitaux est à la base d’une forte mortalité à travers le territoire national.
« La couverture médicale en matière de chirurgie en RDC est très faible. Le pays ne compte que 143 chirurgiens devant servir 147 territoires et 715 zones de santé », s’est plaint le professeur.
« Un travail de synergie a été ainsi recommandé entre les universités, le ministère de Santé, les sociétés savantes et le Conseil national de l’Ordre des médecins afin d’harmoniser des soins, des pratiques et des techniques chirurgicales ainsi que la formation des chirurgiens devant œuvrer sur l’étendue nationale », a affirmé Berthier N’sadi, président du comité organisateur de ce congrès.
Ce premier congrès consacré à la pratique chirurgicale en RDC a connu la participation de 189 chirurgiens venus de plusieurs provinces du pays. Il a été organisé grâce au concours de l’Académie de recherche et d’enseignement supérieur de Belgique (ARES), de l’Université de Kinshasa, de l’Université de Lubumbashi et de l’Université de Liège de Belgique.
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