Le prĂ©sident de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a dĂ©clarĂ© lundi 1er dĂ©cembre Ă Kinshasa que la mise en place de l’Office national de l’identification de la population (ONIP) est destinĂ©e Ă retarder la tenue des prochaines Ă©lections et prolonger ainsi le mandat de Joseph Kabila qui doit prendre fin en 2016. L’ONIP est chargĂ© d’effectuer le recensement de la population.
Pour Vital Kamerhe, cet office d’identification de la population n’est qu’une nouvelle trouvaille de la majoritĂ© après avoir tentĂ© de passer par le Parlement et un rĂ©fĂ©rendum pour rĂ©viser la constitution afin de prolonger le mandat de l’actuel prĂ©sident.
« Ils ont créé l’ONIP. Ils disent que c’est pour faire le recensement. Nous avons compris qu’après avoir essayĂ© la première stratĂ©gie de faire un forcing Ă l’AssemblĂ©e nationale et au SĂ©nat, ils ont senti que la majoritĂ© est fissurĂ©e. Ils ont senti que le prĂ©sident du SĂ©nat a haussĂ© le ton. Donc ça ne peut pas passer. Ils ont essayĂ© le rĂ©fĂ©rendum. Après avoir visitĂ© la province du Bas-Congo, la Province Orientale et le Katanga, ils ont senti que le peuple est farouchement opposĂ© Ă toute idĂ©e de rĂ©vision. LĂ , ils trouvent une recette mais c’est un piège », soutient le prĂ©sident de l’UNC.
« Nous disons que le recensement qu’on est en train de vouloir faire c’est pour retarder tout simplement les Ă©lections », ajoute-t-il, rĂ©clamant un calendrier Ă©lectoral « clair ».
« Nous exigeons un calendrier clair qui dĂ©finit les Ă©tapes essentielles de tel sorte que 90 jours avant le 19 dĂ©cembre 2016 Ă minuit, date de la fin du deuxième et dernier mandat du prĂ©sident Kabila, nous organisions les Ă©lections prĂ©sidentielle et lĂ©gislatives nationales », rĂ©clame-t-il.
Le 21 novembre dernier, lors de la prĂ©sentation des membres de l’ONIP Ă Kinshasa, le directeur gĂ©nĂ©ral de cet office, Adolphe Lumanu, avait expliquĂ© que le recensement de la population ne relevait pas d’un « agenda cachĂ© » de la MajoritĂ© prĂ©sidentielle.
L’opposition soupçonne la majoritĂ© de vouloir modifier la constitution pour permettre au chef de l’Etat Joseph Kabila de rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat. L’actuelle constitution limite Ă deux le nombre de mandats prĂ©sidentiels en RDC.
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