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*‘’Le 2 décembre 2017, le Comité Laïc de Coordination a pris la communauté nationale et internationale à témoin, invitant nos gouvernants à respecter les mesures de décrispation de la scène politique, telles que décidées par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Il ne s’agissait que de remplir des conditions préalables pour des élections réellement crédibles, notamment : la libération sans conditions des prisonniers politiques ; la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays ; la libération des espaces médiatiques ; la fin du dédoublement des partis politiques ; la restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections ; la confirmation de la volonté du Chef de l’Etat de ne pas briguer un troisième mandat comme l’exige la Constitution pour rassurer l’opinion. Cet appel est resté lettre morte’’, relève, dans une déclaration, le Comité Laïc de Coordination. Mais, à qui la faute ? Selon ce Comité Laïc de Coordination, ‘’la volonté politique d’agir dans le sens de la paix, et du service à la communauté est totalement absente. La mauvaise foi de nos dirigeants est plus qu’évidente dans la gestion de l’alternance politique’’. Voilà pourquoi, restant fidèle aux valeurs Chrétiennes et aux idéaux pour lesquels les Pères de l’indépendance ont fait le sacrifice de leur vie, nous croyons que le temps est venu, sans haine, ni rancœur, de donner à ces mêmes idéaux leurs formes concrètes par l’exigence du respect de cet Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, l’unique feuille de route, solidement fondée sur la Constitution de la République, le Comité Laïc de Coordination revient à la charge. Comme 1992, il en appelle, une fois de plus, à la tenue d’une marche pacifique, le 31 décembre 2017 à Kinshasa et dans les Provinces de la RDC. Après le rendez-vous du 19 décembre, comment les autorités congolaises vont-elles encore gérer cette nouvelle manifestation pacifique ? COMITE LAIC DE COORDINATION CLC Comité Laïc de Coordination Appel à la marche du 31 décembre 2017 pour libérer l’avenir du Congo Le 2 décembre 2017, le Comité Laïc de Coordination a pris la communauté nationale et internationale à témoin, invitant nos gouvernants à respecter les mesures de décrispation de la scène politique, telles que décidées par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Il ne s’agissait que de remplir des conditions préalables pour des élections réellement crédibles, notamment : la libération sans conditions des prisonniers politiques ; la fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays ; la libération des espaces médiatiques ; la fin du dédoublement des partis politiques ; la restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections ; la confirmation de la volonté du Chef de l’Etat de ne pas briguer un troisième mandat comme l’exige la Constitution pour rassurer l’opinion. Cet appel est resté lettre morte. La volonté politique d’agir dans le sens de la paix, et du service à la communauté est totalement absente. La mauvaise foi de nos dirigeants est plus qu’évidente dans la gestion de l’alternance politique. Aussi, fidèles aux valeurs Chrétiennes et aux idéaux pour lesquels les Pères de l’indépendance ont fait le sacrifice de leur vie, nous croyons que le temps est venu, sans haine ni rancœur, de donner à ces mêmes idéaux leurs formes concrètes par l’exigence du respect de cet Accord politique global et inclusif du 31 décembre 2016, l’unique feuille de route, solidement fondée sur la Constitution de la République. Parce que cet Accord est violé chaque jour davantage, comme l’illustre l’imposition d’une loi électorale scélérate non fondée sur le consensus national ; parce qu’à travers le pays, des millions de Congolais et de Congolaises, victimes des violences d’une ampleur sans précédent, disparaissent ou sont obligés de quitter leurs logis et leurs terres pour chercher refuge dans l’inconnu ; parce que les libertés les plus fondamentales continuent à être foulées au pied par un pouvoir qui n’hésite pas à tirer sur des manifestants sans armes ; parce que les opposants, les journalistes et leaders syndicaux indépendants ainsi que les activités de défense des droits de l’homme sont injustement emprisonnés et condamnés à l’exil ; parce que les richesses nationales, du sol et du sous-sol, demeurent confisquées par une poignée d’individus qui ont privatisé l’ensemble des services de l’Etat. Ensemble, comme le 16 février 1992, unissons nos efforts et nos forces pour dire NON à cet esclavagisme imposé par l’oligarchie au pouvoir. Nous disons trois fois : Non à la confiscation de la démocratie par une poignée d’individus ; Non au silence coupable et cynique des dirigeants face à la misère généralisée de la population alors que les richesses nationales continuent à être pillée et dilapidées ; Non aux massacres des compatriotes du Kivu, du Kasaï et du Tanganyika ; Non aux viols de nos mères, de nos sœurs et de nos filles ; Non à l’utilisation des groupes armés pour terroriser et massacrer les populations ; Non à la répression aveugle des manifestations pacifiques. Puisque nous voulons des élections crédibles, condition indispensable pour mettre fin à la crise actuelle de légitimité ; puisque nous voulons d’un Congo libéré de la corruption, de l’impunité, de l’injustice et de la confiscation des institutions publiques et judiciaires, libérons-nous de la peur, de la résignation et de l’inertie coupable. Levons-nous et marchons, dans la capitale, en province ou à l’étranger. Levons-nous et marchons, femmes et hommes de foi ; croyants en Dieu et Chrétiens de toute sensibilité ; toute personne éprise de justice et de paix ; de toute condition et de toute génération ; engagée ou non dans l’activité politique et associative. Levons-nous et marchons pour libérer l’avenir, et faire de notre pays une terre de paix, de dignité, d’hospitalité et de progrès pour tous. Ce dimanche 31 décembre 2017, main dans la main, nous marcherons pour sauver le Congo, notre patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens. Fait à Kinshasa, ce 17 décembre 2017 LE COMITE LAIC DE COORDINATION, Prof. Thierry NLANDU Mayamba Prof. Isidore NDAYWEL e Nziem Prof. Justin OKANA Nsiawi Lebun Mme Léonnie KANDOLO Frère Julien LUKENGU
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