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Un des initiateurs de la marche des chrétiens du 16 février 1992, Ntantu Mey remonte au créneau aux lendemains du 26ème anniversaire de cette manifestation politique qui avait été réprimée dans le sang, au plus fort du régime Mobutu. Fier de compter parmi les rescapés de cette marche qui a failli lui coûter la vie au district de la Lukunga, l’acteur de la Société civile interpelle aujourd’hui les autres promoteurs de cette procession qui, aujourd’hui, se retrouvent aux commandes du pays et dans l’opposition. "J’interpelle à ce jour les animateurs de la marche du 16 février 1992. Que ce soit ceux qui se trouvent dans les sillages du pouvoir tout comme ceux qui militant au sein de l’Opposition. Je demande donc à eux qui tirent profit du sang des martyrs d’améliorer les conditions de vie des orphelins, des veufs, des fonctionnaires, des étudiants… et des sans-emplois qui croupissent aujourd’hui dans la misère", lâche Ntantu Mey. "Nous leur demandons, poursuit-il, d’observer une pensée pieuse à l’égard des disparus du 16 février 1992 pour qui nous organisons une messe à la fin de ce moisde février à Kinshasa. Au cours de cette célébration eucharistique, nous allons prier en mémoire des victimes de la Conférence nationale souveraine et apporter du réconfort moral aux orphelins, aux veufs… et aux sans-emplois qui avaient perdu soit un proche, soit un poste pour avoir pris part à cette marche". AMELIORER LE SOCIAL Au nom des initiateurs du Collectif des anciens de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui se réclament d’une vingtaine de membres effectifs, Ntantu Mey appelle tous les leaders qui ont contribué à cette marche à se souvenir de l’idéal pour lequel ils ont combattu il y a 26 ans. A ses congénères qui sont aujourd’hui au pouvoir, il les convie à redevenir fréquents aux réunions et se pencher davantage sur le social, pour le bien-être de la population meurtrie. "Nous demandons particulièrement à notre Gouvernement - dont la plupart de membres proviennent du Collectif - d’améliorer le social de notre peuple. Particulièrement en améliorant le SMIG des travailleurs congolais. C’est que je veux, c’est que, quand on lutte ensemble, qu’on veille aussi à une amélioration des conditions de vie qui puissent être profitables à tous", fait remarquer Ntantu Mey. Se tournant vers ses compatriotes qui, à ce jour, s’activent à organiser des manifestations des rues sous la bannière de l’Opposition ou de la Société civile, Ntantu Mey se veut formel : "Je veux que ceux qui animent des marches soient correctes. Qu’ils n’utilisent pas la population comme marchepied pour accéder au pouvoir".
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