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L’annonce de leur libération est sur toutes les lèvres tout au long de cette semaine. On avançait même la journée d’hier mardi. Ce qu’il faut retenir, c’est que si on libérait Eugène Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo, la suite logique aboutirait à Moïse Katumbi Chapwe et Frank Diongo. Le prochain tour serait alors Moïse Katumbi Chapwe, ancien gouverneur du Katanga, condamné par défaut à 36 mois de prison ferme dans l’affaire de l’immeuble du Grec Alexandros Stoupis. Suivra alors le député Franck Diongo, qui lui, écope de 5 ans de prison pour « agression des agents de l’ordre dans sa résidence le 31 décembre 2016 ». Jour de la signature de l’Accord du Centre-interdiocésain, négocié par la CENCO. Les deux affaires se ressemblent. Il faut d’abord relever le fait que Moïse Katumbi, s’il était en détention, il serait libéré dans les mêmes conditions que Jean-Claude Muyambo, car il s’agit du même type judiciaire, avec le même plaignant, Alexandros Stoupis. De la même manière, les faits contre Katumbi tomberaient par la force de la décrispation politique. UNE AFFAIRE JUMELLE Dans les mêmes conditions, sur le plan juridique et politique, sa condamnation à 36 mois tombait également comme celle du SCODE Jean-Claude Muyambo, l’ancien Bâtonnier du Katanga, condamné à 28 mois de prison pour stellionat du même immeuble d’Alexandros Stoupis, pour lequel Katumbi est poursuivi pour faux et usage de faux. C’est comme une affaire jumelle. On sait que lors des négociations du Centre-interdiocésain, sept cas qualifiés d’emblématiques par les négociateurs devaient faire l’objet de mesures de décrispation politique contenues dans l’Accord. Les trois premiers, c’est Moïse Katumbi Chapwe, Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala. Plus tard, la MP avait argumenté que ceux-ci ne pouvaient bénéficier de mesures prévues à l’Accord de la Saint-Sylvestre, car il s’agit des affaires de droit commun avec des plaignants qui sont des particuliers et non l’Etat congolais. Même lorsque le Comité de la CENCO, chargé de la mise en œuvre des mesures de décrispation, avait été reçu par le chef de l’Etat, ce dernier avait insisté sur le fait qu’il ne pouvait rien faire pour les trois cas qui sont des affaires avec des privés. BLOCAGE Le blocage a commencé avec ces deux perceptions divergentes entre la MP et la CENCO pour l’application des mesures de décrispation politique. Pour la CENCO qui a assuré la médiation des négociations du Centre-interdiocésain, il s’agit des dossiers judicaires politiquement motivés. Point de vue largement partagé par la Communauté internationale. D’où, sied-t-il de rappeler que si Muyambo et Diomi étaient effectivement libérés, Katumbi qui est candidat Président de la République n’aurait ipso facto, plus aucun souci à se faire sur l’invalidité de sa propre condamnation par contumace à 36 mois de prison qu’il n’a pas purgés à la différence de Jean-Claude Muyambo. Quant au député Franck Diongo, condamné à 5 ans de prison, son cas est des plus simples. Lui n’a pas comme plaignant un particulier comme en ce qui concerne Diomi, Muyambo et Katumbi, mais c’est l’Etat congolais. Bien qu’il soit condamné à 5 ans de prison après la signature de l’Accord de la Saint-Sylvestre, son cas a même valeur que les 7 cas emblématiques.
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