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Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York, s’est montré très critique vis-à-vis notamment du budget alloué à l’achat de la machine à voter et à la procédure de passation de marché à ce propos. « Nangaa a soutenu que les machines à voter pourraient réduire les coûts de 100 millions de dollars. Dans des démonstrations privées aux partis politiques, la commission a même prétendu qu’elle leur permettrait de sauver 200 millions de dollars et de réduire le temps nécessaire pour la transmission des résultats de deux mois à deux jours. Cependant, la CENI n’a pas rendu publique le raisonnement derrière ces calculs, et on craint qu’elle ait réduit les coûts en réduisant le nombre de centres de vote, ce qui pourrait créer des problèmes le jour du scrutin », écrit ce lundi 9 avril 2018 le GEC dans la première d’une série de notes d’information sur les élections annoncée. Selon le budget de la CENI, rappelle le GEC, chaque machine à voter coûterait environ 1 500 dollars, soit environ 160 millions de dollars pour 107 000 machines. Ces experts constatent que le budget de la CENI est l’un des postes les plus importants du budget congolais, et ce contrat est l’un des plus chers que le pays pourrait signer ces dernières années. Ils émettent à ce sujet des doutent sur la procédure de passation de marché. « On ne sait pas pourquoi la CENI a choisi MIRU Data Systems comme fournisseur pour les machines. Selon un rapport de Jeune Afrique, le premier contact avec MIRU a eu lieu en 2014, lorsque Apollinaire Malu Malu, l’ancien président de la CENI, s’est rendu en Corée du Sud avec une délégation congolaise. Certains critiques suggèrent que le fils de Norbert Katintima, le vice-président de la CENI, a utilisé ses relations personnelles avec MIRU Systems pour négocier le contrat, une allégation que Nangaa a fermement niée (…)À la fin du mois de mars 2018, la CENI avait reçu environ 200 machines; on ignore s’ils ont signé un contrat pour les 100 000 machines restantes », ajoutent-ils. Le GEC, dirigé par le chercheur américain Jason Stearns, s’interroge aussi sur le coût réel du scrutin par bulletin de vote en utilisant la machine à voter, par rapport au vote manuel. En janvier 2018, l’observatoire de la dépense publique (ODEP) accusait la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI de manque de transparence dans la gestion des fonds alloués par le gouvernement et les partenaires au développement pour le processus électoral en République démocratique du Congo. L’ODEP affirmait également que la CENI n’avait pas publié le plan de décaissement des fonds mis à sa disposition. Cette organisation avait également souligné l’absence de contrôle parlementaire, de la cour des comptes et de l’inspection générale des finances sur l’exécution du budget alloué au processus électoral en RDC. Les rapports annuels de la CENI déposés au parlement n’ont fait à ces jours aucun débat à la plénière ni de mission d’enquêtes parlementaires, ajoutait l’ODEP.
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