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« De par son positionnement géographique au coeur du continent avec 9 voisins directs, la RDC, comme le disait Franz Fanon, c’est vraiment la gâchette du revolver Afrique. Et ce, pour le meilleur et pour le pire. De ce point de vue, on peut comprendre que les dirigeants des pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies dont la France, s’intéressent à la RDC. Car le pays de Lumumba conditionne la sécurité de l’Afrique centrale et même au-delà. » On peut en particulier comprendre que le processus électoral congolais revêt un intérêt régional. Cette analyse de la situation étant correcte. Tout le problème, la démarche qui ressort de cette analyse qui n’est pas exempte de critique d’abord par rapport à la charte des nations-Unies qui prône la souveraineté des Etats et la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, et au droit international lui-même. A ce titre, Paul Kagame aura beau être président en exercice de l’UA, sans mandat de la RDC qui l’engage auprès de cette institution panafricaine, il ne peut pas avoir d’initiative. On ne peut pas avoir une initiative en dehors du gouvernement congolais. On peut comprendre qu’un chef d’Etat occidental ait une vision manichéenne des conflits africains. Parce que l’Occident dont la posture par rapport aux affaires africaines est essentiellement dictée par ses intérêts, a coutume de désigner les saints et les diables et agit. Au fait des réalités africaines, les leaders africains rentrent dans cette analyse réductrice. Paul Kagame comme Joao Lourenço savent que dans la crise congolaise il n’y a pas de saints d’un côté et des diables de l’autre. Comme partout ailleurs en Afrique, la solution à l’équation congolaise ne peut être que consensuelle. Car sans consensus, pas sûr que même des élections dans le délai sans Joseph Kabila, débouchent sur la paix. L’expérience renseigne que dans beaucoup de pays africains même les élections ont été génératrices des conflits. L’élections sans Kabila ne saurait être une fin en soi ni une panacée au problème congolais. Si Joseph Kabila est perçu comme étant le problème, il peut le rester après les élections auxquelles il n’a pas participé. Et dans un pays encore fragile, où des groupes armés se comptent par centaine, l’on a tout intérêt à se garder d’aller dans des solutions simplistes. Il y a une vingtaine d’années, le même Occident, avec les opposants de l’époque, pensaient qu’il suffisait de "dégager" le maréchal Mobutu pour que tout marche comme sur des roulettes. On a dû déchanter. Et donc l’heure n’est sans doute pas, comme l’a suggéré Herman Cohen, à des interventions militaires. Parce qu’une expédition militaire quand elle commence, on ne sait pas toujours comment elle se termine. Les "vrais amis" du Congo- encore que les relations internationales sont dictées par des intérêts- aideraient mieux les Congolais en leur conseillant des solutions consensuelles pour que les élections de décembre 2018 soient un moment de fête républicaine plutôt qu’un début de déluge promis autrefois par Mobutu.
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