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Le jeu politique se corse en République démocratique du Congo depuis l’ouverture des bureaux de réception et de traitement des candidatures en ce qui concerne, dans un premier temps, les élections provinciales. Hier lundi 25 juin sur son compte Tweeter, relayé par Actualité.cd, le président de la plateforme « Ensemble » annonce, une nouvelle fois, qu’il regagnera le pays entre le 24 juillet et le 8 août prochains.

Dans un échange avec les 444 followers de son compte Twitter, Moïse Katumbi a affirmé qu’Il vient déposer sa candidature pour les élections du 23 décembre prochain.
Plus déterminé que les autres fois, Katumbi a fait savoir à cet effet : « Je ferai campagne au pays car c’est mon droit et mon devoir. Ne craignez rien ! Entre le 24 juillet et le 8 août 2018, je serai à Kinshasa pour m’enrôler. Pour les élections, des préalables doivent être respectés : pas de machine à voter, décrispation politique, car Kabila n’a pas le droit de choisir ses candidats ».
Cependant, ces deux dates correspondent, selon le calendrier publié par la Commission électorale nationale indépendante, au retrait des formulaires, dépôt et traitement des dossiers des candidats à la présidentielle.
Entre-temps en juin 2017, le leader de « Ensemble » avait annoncé qu’il rentrerait au pays avec la dépouille de feu Etienne Tshisekedi. Il avait déclaré : « Je retourne au pays avec le corps d’Etienne Tshisekedi qui traîne encore en Belgique, comme je l’avais annoncé avant. Cette fois, j’ai la lettre de Human Rights, après avoir porté plainte contre l’Etat congolais dont la justice est inféodée. Maintenant, j’ai la réponse et la garantie qui me rend un homme libre ».
Moïse Katumbi se voit buté de tous les tempsà l’intransigeance de Kinshasa qui a toujours promis qu’il aura à répondre de ses actes devant les instances judiciaires. Il est notamment poursuivi pour spoliation d’un immeuble à Lubumbashi. En ce qui concerne le recrutement des mercenaires étrangers, il doit être jugé le 27 juin devant la Cour suprême.
Il a, en outre, évoqué sa brève interpellation à l’aéroport bruxellois de Zaventem à propos de son passeport. « Les données électroniques de mon passeport ont été désactivées suite au passage aux passeports biométriques en janvier, a-t-il expliqué. Le régime m’a refusé un nouveau passeport. Leur intention était claire, me retirer mes papiers ». Des explications à rebours de celles de l’Office belge des étrangers, qui avait déclaré à Jeune Afrique que le passeport en question avait été « falsifié ».
Questionné par un internaute sur ses démêlés judiciaires, Moïse Katumbi a dénoncé « une justice aux ordres ». « C’est inacceptable, a-t-il estimé. On veut me condamner au plus vite ».
Le mois de juillet semble être celui des enjeux majeurs, du fait qu’il va coïncider avec l’ouverture des bureaux pour les candidatures de la présidentielle.
Emma MUNTU
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