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Le 36ème et tout dernier prévenu dans l’affaire opposant le ministère public aux présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu a été auditionné à l’audience d’hier mardi 26 juin. Après environ 7 mois de marathon judiciaire, place maintenant à l’analyse des relevés d’appels.

Le Tribunal militaire de Garnison Kinshasa Gombe annonce qu’il démarre avec l’analyse des relevés téléphoniques des prévenus à l’audience du mardi 3 juillet prochain. Une phase déterminante dans cette affaire qui permettra aux juges de se forger une intime conviction sur la situation géographique des accusés, ainsi que sur leurs probables contacts téléphoniques pendant la période des commissions des faits.
Les avocats des prévenus ont jusqu’au lundi 2 juillet prochain pour finir la compulsion des relevés téléphoniques de leurs clients. Pour la beauté du droit, le juge président les invite à bien analyser ces données afin de contribuer à la bonne administration de la justice, en menant un débat fourni, sincère et technique au cours de la prochaine audience.

LE MP BRANDIT LES FETICHES DU PREVENU BAKENGA
L’audience d’hier a été très attendue, au regard du statut attribué par le Ministère public au prévenu sous examen. Dans ses procès-verbaux, l’organe accusateur considère le prévenu Tujibikile Bakenga Ferdinand comme le plus grand féticheur chargé, à partir de Kananga, d’implanter le mouvement terroriste Kamwina Nsapu à Kinshasa, de recruter les nouveaux adeptes, de les scarifier et de planifier les attaques permettant de conquérir le pouvoir politique par la force.
"Bakenga et Ali Mputu sont les deux personnages sans lesquels le mouvement insurrectionnel Kamwina Nsapu n’aurait pas vu le jour à Kinshasa. Ils sont les premiers responsables des attaques perpétrées entre mai et juillet 2017, lesquelles attaques ont endeuillé la ville de Kinshasa en laissant plusieurs familles orphelines", a affirmé le lieutenant colonel Alpha Limbaya.
Pour soutenir ses accusations, l’organe de la loi a brandi, séance tenante, des pièces à conviction contenues dans le dossier du prévenu Bakenga Tujibikilé. Il s’agit des fétiches trouvés dans son sac lors de son arrestation et d’un cahier reprenant tout un chapelet de formules magiques.

LE PREVENU S’OBSTINE A NIER
Sur demande de l’OMP, le prévenu a catégoriquement refusé de toucher à ces présumés objets fétiches. Criant au montage judicaire, Ferdinand Bakenga soutient que les formules magiques contenues dans ledit cahier lui auraient été transmises par ses aïeux afin de guérir plusieurs maladies.
"La saisie de ces fétiches a été accompagnée d’un Procès-verbal de saisie d’objet. Je rappelle qu’au delà de ses propres déclarations actées sur PV, ses coprévenus ont également affirmé pendant leurs auditions que Bakenga est celui qui produisait des fétiches qui réconfortaient les assaillants, les rendaient invulnérables et les poussaient à commettre des actes de terrorisme et à tenter renverser les institutions établies", rappelé le bâtonnier Fréderic Djamano.
Les conseils du prévenu estiment qu’en Droit congolais, être tradipratricien, voire féticheur n’est pas une infraction. "Nous venons de constater qu’après sept mois de bataille judiciaire, le ministère public n’a pas apporté d’autres éléments de preuve en dehors des PV. Il a été incapable de prouver que ces objets présentés sont bel et bien des fétiches utilisés pour rendre invulnérables les terroristes. Notre client a affirmé qu’il n’est qu’un simple guérisseur", a réagi Me Kananga Kalala. Orly-Darel NGIAMBUKULU
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