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*Remplacement de son délégué à la Commission Electorale Nationale Indépendante, rejet de la fameuse machine à voter, élimination de plus de 9 millions de fictifs persistant dans le fichier électoral, observer l’audit financier de l’institution d’appui à la démocratie, ainsi que l’audit par la Cour des comptes des fonds affectés aux opérations préélectorales et électorales. Voilà à quoi ressemble l’économie de six conditions de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, répété de manière intégrale dans les lignes inférieures. Désormais, la question liée notamment, à la participation ou pas de cette frange d’opposants radicalement jusqu’auboutistes ne tient qu’à une ficelle réactive dont la CENI tient l’autre bout. Son Président national, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et sa troupe pensent qu’il serait raisonnable d’observer à la loupe, ces préalables, pour ne pas secondariser la force de la loi, en primant la loi de la force dans un Etat au bord du précipice et donc, d’un chaos certain.

C’est dans un communiqué signé par Félix Tshisekedi et remis à la presse ce lundi 25 juin 2018, dont le quotidien La Prospérité vous livre l’intégralité dans les lignes qui suivent, que l’UDPS a lâché sa déclaration à propos du processus électoral et de la CENI.

DECLARATION POLITIQUE DE L’UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL (UDPS) SUR LE PROCESSUS ELECTORAL EN COURS ET SUR LA CENI
L’Union pour la démocratie et le progrès social attire l’attention du peuple congolais et de la communauté internationale sur les risques graves qui pèsent sur le processus électoral en cours, censé culminer par l’organisation, le 23 décembre 2018, d’élections présidentielle, législatives et provinciales suivies par les élections urbaines, municipales et locales en 2019.
Aujourd’hui, à six mois de ces échéances électorales, le Président de la CENI, Monsieur Corneille Nangaa affiche, tant dans son langage que dans sa gestion ainsi que dans ses choix financiers, une arrogance et une désinvolture qui ne cadrent pas avec la gravité qu’exige le traitement de cette problématique capitale pour le pays, et qui frisent la corruption et annoncent un chaos électoral en gestation.
En dépit du rejet systématique et unanime de la machine à voter par la classe politique et l’ensemble du peuple congolais, les défaillances relevées dans le rapport de l’OIF faisant état de graves irrégularités contenues dans le fichier électoral et des failles enregistrées lors des opérations d’enrôlement des électeurs, Monsieur Corneille Nangaa brille par des sorties médiatiques inappropriées et s’entête à vouloir organiser des élections sur base d’un fichier électoral corrompu avec plus de 16% d’électeurs fictifs.
  1. En même temps, l’UDPS souligne que la machine à voter affiche un risque élevé de manipulation des résultats et que chercher à l’imposer, à tout prix, relève du cynisme politique.
  2. A l’instar de ce qui se passe en Irak, les défaillances d’une technologie peu maitrisée conduiront inéluctablement à la contestation des résultats électoraux dont seul Monsieur Corneille Nangaa ainsi que ses complices seront tenus pour responsables. L’instabilité qui en découlera aura, à coup sûr, des répercussions dans les pays voisins.
  3. En outre, tant dans la Loi électorale que dans le calendrier publié par la CENI le 5 novembre 2017, nulle part, il n’est fait allusion à la machine à voter. L’UDPS réitère donc le rejet  de celle-ci.
  • Au moment où, dans son exposé des motifs ; la loi électorale sus-évoquée, rappelle la recommandation de l’Accord de la Saint Sylvestre, d’explorer les voies et moyens de rationaliser le processus électoral en vue d’en réduire les coûts excessifs, l’UDPS est gravement préoccupée par les dépenses des derniers publics engagés par la CENI pour s’allouer les services d’un cabinet de lobbying international pour des motifs inavoués.
  • Nonobstant les recommandations contenues dans l’Accord de la Saint Sylvestre et en dépit de toutes les initiatives et démarches entreprises par l’Opposition politique ; par nos partenaires ainsi que par les députés de l’UDPS pour que le Délégué désigné par le Parti puisse entamer sa mission, en tant que Rapporteur de la CENI, ce dernier n’est toujours pas investi, alors que les autres parties représentés au sein de cette institution- en l’occurrence le MLC, l’UNC et le PPRD-ont aisément remplacé leurs délégué au sein de cette institution depuis plus d’une année.
  1. En vue des élections réellement transparentes, crédibles, apaisées et participatives, l’UDPS exige :
  2. Le remplacement immédiat de son délégué à la CENI ;
  3. La mise à l’écart de la machine à voter ;
  4. Le nettoyage du fichier électoral pour y extirper tous les électeurs fictifs ;
  5. L’institution d’une commission d’enquête indépendante afin d’effectuer un contrôle sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI
  6. Le respect par la CENI des règles et procédures en matière de passation des marchés publics et de gestion des fonds publics ;
  7. L’organisation d’un audit externe par la Cour des comptes sur la gestion des fonds alloués aux opérations électorales
  8. Réitérant son appel à la mobilisation de tous, l’UDPS reste convaincue que nous ne bâtirons les fondements d’un Etat de droit dans lequel les faibles sont protégés que si la force de la loi remplace effectivement la loi de la force.
Ainsi, fait à Kinshasa, le 25 Juin 2018
Félix Tshisekedi Tshilombo   
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