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La justice congolaise a annoncé lundi l'ouverture d'une information judiciaire contre l'opposant en exil Moïse Katumbi, récemment interpellé à Bruxelles en possession d'un passeport litigieux. Ce dernier dénonce l'« instrumentalisation » des services de l'État.

Dans un communiqué, le parquet général de la République a indiqué « qu’il ne pouvait rester indifférent face aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de monsieur Moïse Katumbi en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié ». « Aussi vient-il d’ouvrir une information judiciaire » à l’encontre de l’ex-proche du président Joseph Kabila, candidat déclaré à l’élection présidentielle prévue en décembre.

De retour d’un voyage en Israël, Moïse Katumbi a été brièvement interpellé jeudi 14 juin avec un passeport falsifié à l’aéroport bruxellois de Zaventem, où il faisait escale avant de repartir en direction de la Russie pour assister au Mondial de football.

D’après la porte-parole de l’Office des étrangers, Dominique Ernould, « les policiers se sont rendus compte que la page d’identité n’était pas partie intégrante du passeport ». « Ils ont donc confisqué le document, poursuit-elle. On lui a donné un laissez-passer de quinze jours pour régulariser sa situation et produire un document de voyage officiel et authentique. »

« Instrumentalisation »
Ce dernier s’est défendu en accusant le régime du président Joseph Kabila d' »instrumentaliser » les services de l’État congolais. Selon lui, l’incident provient du fait que « les passeports semi-biométriques » tels que le sien ont été « retirés du système » par les autorités congolaises. Et qu’une demande de passeport biométrique introduite « en bonne et due forme » lui a été refusée « sans aucune raison valable ».

Parti à l’étranger pour se faire soigner en mai 2016, Moïse Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire immobilière, une accusation qu’il réfute. Les magistrats chargés du procès ont avoué avoir agi sous pression.

Cette condamnation l’empêche cependant de rentrer en RDC comme il l’a maintes fois annoncé : Moïse Katumbi « sera entre les mains de la justice comme cela a été prévu s’il rentre au pays », a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu.

jeuneafrique
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