Secrétaire exécutif du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) dans les pays du Maghreb, Maxime Longi Massamba donne son point de vue sur le non enrôlement des Congolais de l’étranger, au cours d’une interview réalisée par Forum des As. A partir du Maroc, où il réside, le représentant d’Emmanuel Ramazani Shadary propose que le prochainenrôlement commence par la diaspora pour éviter de tomber dans des discriminations. Interview.

Comment est-ce que la diaspora Maghrébine a accueilli le non enrôlement des Congolais de l’étranger ?

D’un côté, c’est la déception de la part de la diaspora car tout citoyen congolais a ce droit reconnu de voter et de l’autre côté, nous essayons de comprendre que c’est une réalité ou une contrainte difficile que nous sommes obligés d’accepter.Et nous de la Majorité présidentielle, nous avons accepté cette situation parce que c’est un problème purement technique. Même si aujourd’hui la diaspora ne prendra pas part à ces élections, il y a toujours une possibilité de prendre une part active.
En ce qui nous concerne, nous PPRD-Maghreb, nous faisons le nécessaire pour être présent. En effet, tous les congolais de la diaspora et nous du PPRD avons la famille et des amis sur place au pays et il y a possibilité de faire la campagne ou de mobiliser notre base et les opposants peuvent aussi contacter également les membres de leur famille pour pouvoir participer au vote. Cela ne veut pas dire que nous sommes totalement exclus du processus électoral parce que nous n’avons pas de cartes d’électeurs afin de voter directement.
Le Pprd n’a pas peur d’élections, c’est plutôt l’opposition. La Majorité présidentielle se prépare et prend au sérieux ce scrutin du 23 décembre 2018. C’est ainsi que depuis sa nomination, le nouveau secrétaire permanent du Pprd, M. Emmanuel Ramazani, est en train de sillonner différentes provinces de la RDC afin de sensibiliser et convaincre notre base.
Mais pour pallier cette situation, quelles solutions pouvez-vous apporter à la Ceni ou au Gouvernement, pour qu’en 2023, les congolais de l’étranger puissent, eux aussi, élire leur président ?

Etant donné que c’est pour la troisième fois que la diaspora ne vote pas, nous pouvons demander à la Ceni de prévoir, lors du prochain enrôlement, de débuter par la diaspora. Car, au niveau du pays, il y a déjà des bases de données qui facilitent l’opération. Pour nous qui sommes éparpillés dans les quatre coins du monde, il serait mieux de nous enrôler en premier pour nous permettre également de voter le président de la République.
Et le gouvernement doit doter la Ceni de moyens conséquents pour l’atteinte de ces objectifs pour assurer la participation de la diaspora daux élections de 2023.
Pour terminer, que répondez-vous à certains congolais de l’étranger qui accusent le Pouvoir d’empêcher la diaspora de voter ?

Je tiens à préciser que l’organe qui s’occupe de l’organisation des élections est la CENI. Accuser le Gouvernement d’empêcher la diaspora à participer aux élections c’est mal maîtriser les institutions de la République. Cependant, il n’y a aucune raison pour le Gouvernement de faire cela car c’est un droit reconnu à tous les congolais. Certains problèmes ont été bien expliqués par la Ceni dès la publication du calendrier électoral, le 05 novembre 2017. Lors de cette publication, le président Corneille Nangaa avait énuméré quelques contraintes techniques et financières qui pouvaient constituer un blocage par rapport à l’exécution dudit calendrier. Donc, le Gouvernement congolais n’a pas l’intention d’exclure qui que ce soit. Et nous de la Majorité présidentielle, nous ne pouvons que nous conformer à la décision de la Ceni pour éviter qu’il y ait report des élections. Propos recueillis par Nancy Kapita/Stagiaire
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