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Après le lancement dimanche 1er juillet en cours de la campagne d’installation et de signature de la Charte du Front commun pour le Congo (FCC), on ne finit pas encore de commenter en sens divers dans la ville basse à Kinshasa. Pour certains Kinois, la naissance de cette plateforme électorale est perçue comme une manœuvre du Président Joseph Kabila pour tenter de se représenter au scrutin de décembre prochain. D’autres, par contre, perçoivent dans cette initiative du Chef de l’Etat congolais, la détermination de faire bloc afin de résister à toute tentative d’immixtion des lobbies étrangers dans les affaires internes de la RD Congo.

Pierre Kalala Mwena Mpala, président médiateur de l’orchestre Afric’Ambiance, compte parmi les partisans de la deuxième thèse. Dans un parallèle qu’il fait entre la situation politique du Congo des années 60 et celle d’aujourd’hui, cet acteur culturel y va de sa déduction. " En créant le FCC, le Président Joseph Kabila a été inspiré par les pères de l’indépendance de la RD Congo en 1960 ", dit-il au cours d’un entretien avec Forum des As.
L’histoire étant un éternel recommencement, Pierre Kalala Mwena Mpala, héritier culturel de l’immortel artiste musicien Kabasele de l’ancien orchestre « African Jazz », connu sur scène sous le nom de Grand Kalle, argumente : " Face à l’impératif de mettre fin à la puissance impérialiste et accéder à l’indépendance, des Congolais à la tête des partis politiques idéologiquement opposés, avaient convenu de taire leurs divergences pour faire un front commun afin de défendre une cause nationale. Comme le chante si bien Grand Kallé dans " Indépendance Cha-Cha ", les partis ASORECO, ABAKO, CONAKAT, CARTEL, MNC, UGECO, ABAZI, PDC et PSA s’étaient tous réunis pour Front commun. Y compris leurs leaders Bolikango, Kasavubu, Lumumba, Kalonji, Bolya, Tshombe, Kamitatu, Essandja, Mbuta Kanza. C’est presque ce qu’on observe actuellement au sein du FCC dont des personnalités et certains acteurs politiques de l’Opposition ont signé la Charte. Le Président de la République, Joseph Kabila, s’est donc inspiré de cette belle leçon d’histoire des pères de l’indépendance de notre pays, pour créer la plateforme politique électorale FCC ".

POURVU QUE L’ADHESION SOIT SINCERE
Sortir un fait de son contexte, on tombe sans doute dans le prétexte. A quelques similitudes près, l’environnement politique de 1960 de l’ex-Congo-Belge est différent de celui d’aujourd’hui. Si en 1960, des acteurs locaux s’étaient décidés à taire leurs conflits au profit d’une cause nationale, à savoir l’accession du pays à sa souveraineté nationale et internationale, plus d’un analyste doute de la bonne foi de la plupart des signataires de la Charte du FCC.
Pour les mêmes analystes, ceux des opposants se retrouvant au sein du Gouvernement actuel, ont apposé leurs signatures au bas de ce document pour protéger leurs postes. Par contre, ceux qui sont en dehors du circuit l’ont fait dans la perspective d’une éventuelle redistribution des cartes, en cas de la victoire de la nouvelle plateforme aux élections à venir. Tout le bémol semble se trouver là. D’où le doute sur l’engagement sincère de certains signataires de la Charte du FCC. Quoi qu’il en soit, personne ne saurait dénier à ces membres du FCC, leur liberté d’agir. Pourvu qu’ils l’aient fait en âme et conscience. Laurel KANKOLE
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