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*Les relevés téléphoniques analysés à l’audience hier jeudi 05 juillet, établissent d’abondants contacts avec les trois.

L’heure de la vérité a enfin sonné dans l’affaire opposant le Ministère public aux 36 présumés miliciens du mouvement terroriste Kamwina Nsapu, branche de Kinshasa. Les relevés téléphoniques analysés à l’audience d’hier jeudi 5 juillet ont fait état d’abondantes communications entre les prévenus Ben Tshimanga, Eric Ngalamulume et Christian Mukadi.

Les informations ressorties de ces données téléphoniques, à l’audience d’hier à la Prison militaire de Ndolo, ont complètement mis à nu la stratégie adoptée par les prévenus depuis le début de l’instruction au fond de cette affaire consistant à s’ignorer mutuellement devant la barre.
Analysant les données enregistrées par la compagnie de télécommunication Vodacom Congo du mois de juin à celui de juillet 2017, le Ministère public a démontré, projection télé à l’appui, que les prévenus Ben Tshimanga, Eric Ngalamulume et Christian Mukadi ont abondamment été en communication pendant la période de commission des faits.

LA TOMBEE DES MASQUES ?
Ces révélations n’ont visiblement pas été suffisantes pour pousser les trois prévenus à baisser enfin leur garde. Ils ont unanimement nié se connaître et avoir, ne serait-ce qu’une fois, été en communication téléphonique de leur vie. Ce, avant de crier à un montage réalisé par le Ministère public en complicité avec les entreprises de téléphonie mobile.
Pour clouer davantage la défense, l’organe de la loi a brandi le téléphone de Ben Tshimanga, saisi lors de son arrestation en 2017, portant dans le répertoire le numéro de Christian Mukadi qu’il a semblé ignorer devant la barre. Simulant de solliciter cette pièce à conviction pour palper du doigt sa valeur probante, Ben Tshimanga a pris ce téléphone pour en effacer le contenu de nature à le charger davantage.
Un acte que le président du tribunal à tenu à faire acter à titre spécial, auprès du greffier. "Ce geste nous réconforte dans notre position. Il s’agit d’un délit d’audience. Normalement, Ben Tshimanga aurait dû être jugé pour ça et être condamné. Car il a détruit méchamment les éléments servant de preuve pour le tribunal", a soutenu le bâtonnier Frédéric Djamano, avocat de la partie civile RDC.

LA DÉFENSE CAMPE SUR SA NEGATION
Les avocats de la défense ont crié au montage concocté entre le Ministère public et les compagnies de téléphonie mobile. "Mon client Ben Tshimanga n’a pas effacé ces numéros. Il n’a jamais été en communication avec les prévenus Eric Ngalamulume et Christian Mukadi. Il s’agit d’un montage organisé par le ministère public. Il suffit de voir comment il a tonné sur les experts des compagnies de télécommunication", a fait remarquer Me Kananga Kalala.
Les avocats de la partie civile RDC ont, dès le début de l’analyse des relevés d’appels, surpris le prévenu Ben Tshimanga avec un cahier comprenant des inscriptions critiquant les dirigeants et les institutions du pays. Des propos, expliquent-ils, qui corroborent avec les mobiles à la base des attaques qui ont endeuillé Kinshasa entre mai et juillet 2017.
L’audience d’hier a démarré par la comparution du prévenu Ntumba Ntumba Clément Aaron. Le tribunal l’a confronté au rapport médical des médecins de l’Hôpital général de Kinshasa. Ce document établit, noir sur blanc, que l’inculpé avait été admis aux soins intensifs de cet établissement hospitalier pour une plaie hémorragique par balle à la jambe gauche.
Le Tribunal poursuivra, à l’audience de mardi 10 juillet prochain avec la confrontation des données téléphoniques du prévenu Ben Tshimanga à celles d’Éric Ngalamulume et de Christian Mukadi. Orly-Darel NGIAMBUKULU
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