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*Au départ, ils étaient 25 candidats enregistrés. Puis, après traitement, la CENI n’a retenu que 19. Au finish, 6 sont tombés pour plusieurs motifs. Bemba pour l’affaire de la subornation. Badibanga et Ifoku pour un problème de nationalité d’origine. Muzito pour un conflit d’intérêt avec le Palu. Gizenga pour des raisons de remplissage de quelques formulaires. Et, enfin, Moka pour une question de non-traçabilité de sa caution. Les candidats à la Présidentielle 2018 ainsi invalidés grognent, râlent et rejettent en bloc, les raisons évoquées par la CENI. Tous ont levé l’option de saisir la Cour Constitutionnelle, pour tenter de se faire une place dans la compétition électorale. Depuis hier, à minuit, les 48 heures imparties pour le dépôt des recours sont épuisées. Il ne reste qu’aux juges de la Haute Cour de dire le droit dans le délai de la loi. De telle sorte qu’au plus tard, le 19 septembre prochain, la CENI puisse publier les listes définitives à la Présidentielle 2018 et aux législatives nationales, conformément à son calendrier, tel que publié, le 5 novembre 2017.

Placés devant leurs responsabilités, les juges de la Cour Constitutionnelle ont là, l’occasion de faire leur travail en âme et conscience.

Même s’il ne faut pas présager l’issue de leurs conclusions, il y a, néanmoins, lieu d’indiquer qu’ils ont trois possibilités. Les juges peuvent, en effet, confirmer l’invalidation de ces six candidats à la Présidentielle 2018. Mais, dans l’opinion, une telle décision la ferait passer pour l’appendice de la CENI ou, à quelques exceptions près, sa caisse de résonnance.

Tout comme, ils peuvent également valider tous les six candidats, s’ils disposent de nouveaux éléments probants. Dans ce cas, c’est la CENI qui porterait le chapeau d’un travail bâclé ou, alors, d’une décision mal ficelée.

Et, enfin, les juges ont la possibilité de confirmer l’invalidation de quelques-uns ou de valider d’autres, au regard de dossiers physiques et des arguments avancés. Ce qui suppose qu’au préalable, l’examen de recours devrait se faire sans la moindre interférence, ni pressions extérieures inutiles.

A moins que le temps fasse défaut, il serait recommandable que les candidats invalidés par la CENI, bien au-delà de leurs recours, soient entendus et que leurs Avocats interviennent, si cela s’avère nécessaire.

La Cour Constitutionnelle, dans un sursaut d’orgueil patriotique, dans un élan pédagogique en matière de droit et des vertus républicaines, ferait œuvre utile, si elle rendait des jugements équitables et justes.

Elle gagnerait, en même temps, en crédibilité et grandeur dans l’histoire, si tout en préservant son indépendance et son impartialité, elle remplissait correctement ses missions constitutionnelles.

LPM

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