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* Dans la même veine, le coordonnateur de cette plateforme pour le Grand-Katanga, Gabriel Kyungu appelle à une marche pour le 18 août.

On ne baisse pas la garde à "Ensemble", la plateforme électorale qui soutient la candidature et le programme de Moïse Katumbi à la présidentielle de décembre 2018. En dépit de la tentative manquée, début août, de son charismatique leader de rentrer au pays prendre part à la bataille électorale en cours, le regroupement politique cher à l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga a annoncé, hier lundi 13 août, des manifestations publiques "synchronisées" sur toute l’étendue du pays pour obtenir le retour de Moïse Katumbi et sa participation aux élections.

Le Grand-Katanga, avec Gabriel Kyungu wa Kumwanza sonne déjà la mobilisation avec un appel à la marche prévue pour le 18 août courant. Cette campagne de sensibilisation intervient au lendemain d’une action en justice, il s’agit de la saisine du Conseil d’État par une requête en référé (procédure d’urgence) liberté pour que Katumbi recouvre la liberté d’aller et venir sur le territoire national. Et une autre requête pour la prise des mesures conservatoires par injonction du juge administratif pour que la CENI reçoive sa candidature pour l’élection présidentielle.
Le Secrétaire général de "Ensemble pour le changement", Delly Sesanga, l’a réaffirmé au cours de la matinée politique que la plateforme a organisée hier lundi 13 août à Kinshasa. "Nous vous avons appelé et réuni en ce jour pour vous démontrer l’importance et la nécessité d’avoir des élections inclusives. Nous allons répercuter ce message dans nos différentes bases, pour amener le peuple congolais dans sa globalité, à s’approprier cette lutte relative à la participation de tout le monde aux élections", a déclaré Delly Sesanga.
Pour le président de l’Envol, le retrait de la course à la présidentielle du président Joseph Kabila est certes "une victoire pour le peuple congolais, mais le combat n’est pas fini." Sesanga précise que la campagne de sensibilisation va précéder les marches proprement dites.
"Nous prévoyons des marches dans toutes les provinces avec les nôtres pour obtenir que les élections soient véritablement démocratiques, libres, transparentes et surtout inclusives, ça veut dire obtenir, entre autres, le retour de Moïse Katumbi. La première phase c’est la sensibilisation, la deuxième phase c’est le passage à l’action et nous allons passer de manière synchronisée à l’action sur toute l’étendue du territoire national", a indiqué Delly Sesanga.
Quand on fait observer au SG de "Ensemble" que la Centrale électorale a clôturé le 8 août courant la réception des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales, il réplique : "Ça fait 3 ans qu’on attendait que les BRTC soient ouverts. On va les rouvrir, c’est le sens de la justice et du droit. Et cela doit être respecté par la CENI", fait valoir Sesanga qui insiste sur le caractère inclusif des élections.
Sesanga explique justement que "élection inclusive veut dire la non-exclusion abusive d’un candidat, pas seulement Moïse Katumbi. Nous serions dans le même état d’esprit avec la même position si un autre candidat de l’opposition même ou celui de la majorité était exclu de manière abusive. La liberté de Moïse pour laquelle nous nous battons, c’est la liberté de tous les Congolais. Si on fait ça avec lui, on le fera avec d’autres", a-t-il souligné.
Pour les ténors de "Ensemble", l’inclusion est le préalable à la candidature commune de l’opposition. Ils estiment que parler de ladite candidature à l’heure actuelle correspondrait à mettre la charrue avant le boeuf. "Accepter que le pouvoir en place exclut des candidats, c’est méconnaitre le droit de libre-choix de nos concitoyens, parce que l’offre politique qui serait mise sur le marché serait une offre politique tronquée boutiquée par la Majorité. Nous pensons que la candidature commune doit être la résultante d’un processus politique qui conduit aux élections libres, démocratiques, transparentes, apaisées et inclusives. C’est quand tous ces cinq critères seront remplis qu’il y aura lieu d’aller vers une candidature commune. En dehors de l’inclusion, parler de la candidature commune serait mettre la charrue avant le bœuf", disent-ils.
Didier KEBONGO
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