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La situation est restée confuse ce mardi 25 septembre 2018 en ville de Beni au Nord-Kivu, après les tueries du samedi passé qui ont fait une vingtaine de morts.

Des jeunes gens sont descendus dans la rue pour réclamer la paix en ville et Territoire de Beni.

La situation s’est tendue lorsque dans la Commune de Ruwenzori 2 bureaux de quartiers ont été incendiés, ceux de Kasabi et Boikene.

S’en est suivie une marche des jeunes de Beni qui a commencé sur le Boulevard Ruwenzori en passant par le Rond-Point du 30 juin, avant d’échouer à la mairie.

La situation a dégénéré au niveau du Boulevard Nyamwisi précisément à l’entrée Capaco où la police est intervenue pour disperser les manifestants en faisant usage des gaz lacrymogènes.

De manifestation en manifestation, une heure après, c’était le tour du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), d’improviser une autre marche pour protester contre les mêmes tueries de Beni.

Ces manifestants ont pris aussi d’assaut le Boulevard Nyamwisi et le Rond- Point du 30 juin.
Ici, ils ont croisé les éléments de l’ordre qui ne les ont pas dispersés.

Vers le pont Kilokwa sur le même Boulevard, la police est intervenue cette fois-ci pour disperser les manifestants, notamment à coup des gaz lacrymogènes.

Un membre de la Lucha a été touché par un projectile au niveau de l’avant-bras.

Malgré la répression, ces jeunes en colère ont contourné les barrières érigées par les forces de l’ordre pour atteindre la mairie de Beni.

Ils étaient munis des calicots sur lesquels on pouvait lire : »non aux massacres à Beni », »non à la présence de la Monusco », »nous voulons la démission des autorités locales ».

A la mairie, ils ont lu leur message devant le maire de ville Bwanakawa Masumbuko Nyonyi entouré des plusieurs autorités et une foule de la population qui a accompagné les manifestants.

Sur place, le drapeau de la République a été arraché par ces jeunes qui réclamaient la démission des autorités locales.

Marchés, écoles, magasins…sont fermés, pas d’activités.
La circulation a été perturbée partout, des barricades sont visibles sur les routes qui traversent la ville.

Dans plusieurs avenues de la ville les traces de l’indignation sont visibles: notamment des pneus ont été brûlés.

A 12h, heure locale, le cortège funèbre d’une étudiante de l’université officielle de Semuliki (UOS) et d’un chef des travaux de l’Université Évangélique de Beni (UEB) tués dans la nuit de samedi à dimanche dans les Communes de Ruwenzori et Beu, portés par des étudiants en colère, s’est d’abord arrêté à l’Hôpital général de Beni. Puis, est passé par la mairie avant d’arriver au cimetière Nécropole Terre et Ciel situé en Commune de Bungulu.
Cette procession funèbre s’est déroulée sous une forte pluie.

Triste, colère et recueillement d’un côté, tension d’un autre.

La tension a été vive le matin de ce mardi à Paida en Commune de Ruwenzori.
Situation consécutive à la mort d’un élément FARDC qui serait tué par les jeunes de la place la nuit de lundi à mardi.

Ce drame a été mal vu par les femmes des militaires qui faisaient face aux jeunes.

Peu avant, c’est-à-dire dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs quartiers de la ville notamment Boikene, Rwangoma ont été vidés de leur population suite à la rumeur faisant étant de la présence des rebelles ADF.

La même nuit, des rebelles ADF ont fait incursion à Oicha, chef lieu du Territoire de Beni où plusieurs personnes ont été portées disparues…

Toutes les activités restent paralysées en ce 2e jour de deuil décrété par la société civile de Beni qui exige l’arrivée des ministres de la défense et de l’intérieur.

Bantou Kapanza Son
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