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Le président national du Mouvement Libéral, Thomas Luhaka a, à l’occasion de la sortie officielle samedi 20 octobre de la plateforme électorale l’Action dans l’unité (ADU), dont il est l’autorité morale, présenté tous les partis et personnalité qui la composent.

Il a aussi présenté aux militants et cadres, les candidats ADU à la députation nationale, et provinciale. A ADU, les ambitions ne manquent pas. Aux provinciales, la plateforme a présenté 715 candidats sur les 715 sièges. A la députation nationale, l’ADU a présenté 327 candidats sur les 500 sièges. Ici, assure Thomas Luhaka, l’ambition est d’avoir 150 députés nationaux et former le groupe parlementaire ADU. A la présidentielle, ADU votera pour le candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary.
Puisque l’objectif de cette plateforme est d’aller aux élections ensemble, Thomas Luhaka a demandé à tous les partis membres de la plateforme de travailler pour la victoire au soir du 23 décembre.
Au cours de cette matinée politique, Luhaka a parlé aux militants et cadres de l’ADU du processus électoral. L’autorité morale de l’ADU a profité de sa tribune pour tacler les opposants qui rejettent la machine à voter alors qu’ils ont déposé leurs candidatures en âme et conscience à la Centrale électorale.
Les avantages de la machine à voter
Ce samedi, Thomas Luhaka a pris à témoin la population venue en masse l’écouter. Plus que parlé, il a démontré à son auditoire les avantages de la machine à voter, confondue par certains au vote électronique. Au nombre des avantages énumérés par l’ancien compagnon de Jean-Pierre Bemba, il y a notamment la rapidité, la fiabilité et la réduction des coûts, d’après Thomas qui a été relayé par une équipe d’agents de la CENI.
Sur la fiabilité, l’agent de la CENI a mis en exergue notamment la disponibilité des procès verbaux une fois le vote effectué.
« Il y aura autant de procès verbaux qu’il y a des témoins grâce à la machine », a affirmé l’agent de la CENI face à la foule nombreuse qui a effectué le déplacement de la FIKIN pour cette sortie officielle.
« Il y a plus de garantie », a déclaré l’homme de la Centrale électorale, soutenant que le système de vote reste le même avec l’usage de la machine à voter. Sauf qu’elle apporte plus de rapidité, de garantie et de fiabilité, d’après Thomas Luhaka.
Il y aura des PV manuels et des PV imprimés par la machine. L’avantage de la machine est qu’elle numérise les résultats, selon Nangaa. Pour lui, la machine à voter permet d’optimiser le processus électoral. La machine à voter cohabitera avec les urnes et les bulletins de vote. Le vote se fera normalement dans les urnes avec des bulletins.

DEMONSTRATION
Après la communication de l’autorité morale de l’ADU, place à la démonstration. D’abord toutes les têtes d’affiche de l’ADU en commençant par Thomas Luhaka lui-même ont fait l’exercice, c’est-à-dire simulé le vote. Après quelques personnes triées dans l’assistance ont aussi expérimenté la machine à voter. Ce fut un moment de grande attraction.
C’est un simple écran tactile sur lequel les électeurs devront valider leurs choix. C’est avec raison que le gouvernement dit ne pas pouvoir se passer de cette machine à voter pour organiser les scrutins de décembre 2018. En face, malheureusement, l’opposition dénonce une volonté de fraude.
Pour le camp pour, c’est « une imprimante », disent-ils, mais surtout une nouvelle technologie, une innovation travaillée depuis plusieurs années, qui va permettre un dépouillement rapide : « Ce n’est pas une machine à tricher, mais une machine à simplifier et à réduire le coût des élections, » laisse-t-on entendre dans la salle.
L’électeur glisse un seul bulletin dans la machine pour les trois élections. Pour chacune, la photo des candidats apparaît sur l’écran tactile. « Pour choisir votre candidat touchez sur sa photo et la machine zoome sur le candidat choisi », explique l’équipe de la commission électorale nationale indépendante.
Il est possible d’annuler son choix, en cas d’erreur. A la fin de l’opération, la machine imprime les trois noms choisis au dos du bulletin de vote, que l’électeur va plier et glisser dans l’urne.
C’est dommage de voir que le projet de la Centrale électorale ne fait pas l’unanimité de la classe politique, ce qui augure la contestation des résultats.
Mais d’accord ou pas, la CENI semble avoir un argument en béton pour imposer sa machine : pour que les Congolais puissent voter le 23 décembre prochain, cette innovation est le seul moyen. Sinon, avertit-elle, il faudra encore attendre plusieurs mois pour des élections. Didier KEBONGO
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