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L’augmentation du prix du carburant à la pompe continue à surchaufferles esprits dans la ville de Kinshasa. Depuis son annonce le dimanche 30 septembre, cette mesure prise par le ministre de l’Economie révolte les transporteurs qui revoient déjà à la hausse les prix des courses dans certaines contrées de la capitale. Alerté, le Président de l’Association des conducteurs du Congo (ACCO) appelle à la retenue.

Juchée sur une taxi moto, Christelle Muyaya est surprise d’apprendre sur le dos de son conducteur que le prix de la course a doublé au lendemain de l’annonce de la hausse du prix du carburant. Habituée à payer le trajet Mopono - Victoire à 500 FC, cette fille d’une vingtaine d’années est sommée de débourser 1.000 FCce lundi matin. Et le motard se veut intransigeant.
"Tu n’as pas suivi les informations ? Le Gouvernement vient d’augmenter le prix du carburant depuis hier. Pourquoi devrons-nous, à notre tour,continuer à travailler à perte ?", rétorque aussitôt Robert Modogo, réagissant à la protestation de sa jeune cliente, journaliste de surcroit. Pressée, tenant à couper court à la discussion, Christelle Muyaya finit par s’exécuter en tendant, malgré lui, le billet de 1.000 Fc au conducteur de taxi moto.
Le lendemain, quittant sa résidence sur l’avenue Mopono, au quartier Kimbangu, dans la commune de Kalamu, elle a dû débourser quasiment le triple du prix habituel de la course, lorsqu’elle s’est rendue au marché Gambela, à une dizaine de minutes du domicile. Empruntant cette fois un bus 207, qui effectue généralement la course à 200 Fc, la jeune passagère a été priée de payer 500 Fc pour le même trajet.

LES TRANSPORTEURS APPELES A LA RETENUE
Christelle Muyaya n’est pas la seule victime de cette surenchère en ce début de semaine. Des centaines de Kinois ont dû se plier aux caprices des transporteurs qui ont augmentéarbitrairement les prix de leurs courses habituelles. Une hausse qui n’est pas du tout proportionnelle aux coûts des produits pétroliers.
En effet, le récent réajustement des prix du carburant, annoncé par le ministre de l’Economie, Joseph Kapika, fixe le prix du litre d’essence à 2.110FC, alors qu’il se négociait à 1.910 FC la semaine dernière. Celui du gasoil est passé de 1.970FC à 2.100Fc. Ne voulant donc pas perdre, plusieurs conducteurs ont opté soit pour la surenchère, soit pour le demi-terrain, tâchant de maximiser leurs recettes journalières. Qu’il s’agisse des chauffeurs de motos, de taxis ou de bus assurant le transport en commun.
Interpellé, le président de l’ACCO, M. Jean Mutumbo, a été prié de mettre de l’ordre dans la boutique. Intervenant sur les ondes le mardi 2 octobre dernier, il a appelé au calme les chauffeurs des taxis. Le patron des taximen les a conviés à ne plus augmenter le coût du transport, promettant de les fixer, une fois pour toutes, après les séances de travail que l’ACCO et le Gouvernement projettent dans quelques jours.
Christelle GIBEMBA et Yves KALIKAT
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