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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) lance un appel de fonds d’un million de dollars américains en vue de répondre aux besoins les plus urgents des réfugiés Congolais expulsés d’Angola. Cette agence de l’ONU annonce, dans un communiqué, avoir fourni une aide humanitaire à 3.000 ressortissant de la RD Congo chassés du territoire angolais depuis le 11 octobre.

D’orès et déjà, deux agences onusiennes redoutent une crise humanitaire dans le Kasaï où plus de 257.000 Congolais ont été renvoyés d’Angola entre le 1er et le 15 octobre. Si OCHA s’inquiète des violences dont ces personnes ont été victimes ainsi que leurs conditions de vie actuelles, le HCR pour sa part, craint une crise humanitaire. Selon OCHA, la majorité des ressortissants congolais expulsés d’Angola souhaitent poursuivre leur voyage à l’intérieur de la RDC.
Cette agence humanitaire souligne que le besoin en transport est urgent.
En plus du transport, les personnes expulsées ont également besoin d’eau, de soins de santé d’urgence, d’abris et de vivres. Les zones d’accueil ont une capacité insuffisante en fourniture d’eau et en soins de santé. OCHA annonce que l’assistance est en cours de mise en place à Kamako au Kasaï, malgré les capacités limitées et le nombre réduit d’acteurs humanitaires présents dans la zone.
De son côté, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) appelle les autorités angolaises et congolaises à travailler conjointement pour s’assurer que le mouvement des populations est ordonné et sécurisé. Sans cette coopération, note l’agence onusienne, les retours des Congolais pourraient déclencher une crise humanitaire dans la région du Kasaï.

POSITION DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS
La chasse aux sorcières contre les Congolais vivant en Angola, n’a pas laissé Kinshasa indifférent. Le Gouvernement congolais avait condamné les violations des droits humains et les pertes en vies humaines consécutives à ces opérations. Ces expulsions se sont opérées "au mépris des accords existant en la matière. Notamment, la Convention sur l’établissement et la circulation des personnes et des biens, signée à Luanda le 3 décembre 1999", avait dénoncé le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, dans un communiqué à l’issue du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Joseph Kabila.
La RDC a dit déplorer particulièrement le non-respect du principe de l’information préalable. Celle-ci fait obligation à tout pays qui procède à l’expulsion des migrants irréguliers, d’en informer préalablement le pays d’accueil des personnes à expulser, en vue d’une meilleure prise en charge de ces dernières. Le gouvernement congolais avait ainsi promis de " présenter toute son indignation et ses vives protestations au gouvernement angolais conformément aux us et coutumes diplomatiques ". Ce qui ne l’a pas empêché d’instruire certains de ses ministères d’accélérer la mise en œuvre des mesures adoptées pour encadrer et évacuer les expulsés vers leurs localités d’origine. L’autre mesure prise par le Gouvernement congolais consiste à actionner le Fonds spécial d’assistance humanitaire en faveur de ses citoyens brutalement expulsés et de dépêcher des délégations de haut niveau sur tous les sites où ils se trouvent déployés à ce jour. Rachidi MABANDU
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