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Le ministère des Affaires foncières organise du 5 au 8 novembre courant à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, un forum international pour la production d’un document de politique foncière nationale. La rencontre est placée sous le patronage du président de la République Joseph Kabila Kabange dont l’impulsion, selon Lumeya, dans les chantiers du développement économico-social, dans lesquels le foncier tient une place importante comme support des investissements porteurs de croissance et facteur de cohésion sociale et politique ne sont plus à démontrer.

Pour le patron du secteur foncier congolais, il a estimé qu’il est plus que temps qu’une réforme du secteur soit envisagée. D’où l’organisation de ce forum international à Bukavu, qui débouchera évidemment sur la production d’une nouvelle législation en matière foncière.
On explique que c’est une première dans le domaine foncier et qui tient à cœur au ministre Lumeya Dhu Maleghi qui entend inscrire cette réforme comme un point majeur de son passage à ce ministère. Cette réforme, affirme le ministre Lumeya "va contrôler le vide provoqué par l’absence d’une véritable politique foncière de même que l’inefficacité et l’inadéquation d’un cadre juridique.
En effet, éradiquer et réduire les conflits fonciers figurent parmi les objectifs assignés au ministère des Affaires foncières. Et le ministre ne ménagera aucun effort pour atteindre son but. Cernant le vrai problème de son secteur, le ministre Lumeya explique que "l’absence d’une politique et d’une législation foncière adaptée aux évolutions sociétales est une des causes majeures des déficits déplorés actuellement, et auxquelles le Forum de Bukavu tient à donner les réponses. Dans la mesure où la gestion de la terre, sa distribution ainsi que son affectation constituent des secteurs sensibles."
Dans la réforme envisagée, analyse Lumeya, "des problèmes récurrents comme l’insécurité de la tenue foncière en milieu tant urbain que rural, la prédominance des pratiques en marges de la loi, la prolifération des conflits fonciers, la thésaurisation foncière, la valorisation insuffisante des ressources en terre sont autant des problèmes qui seront passés au crible par les 250 participants-experts et autres invités."
On signale à cet effet l’accompagnement de certains partenaires internationaux (ONUHabitat, Ambassades de Suisse et Grande -Bretagne) dont l’apport, salué par le ministre Lumeya, est plus susbstantiel. A en croire Lumeya, "le Forum de Bukavu est un moment historique. Il renferme toute la planification et toutes les étapes déjà accomplies qui se déclinent en termes de rencontres organisées avant sa tenue prévue du 5 au 8 novembre 2018."
Déclinant quelques unes de ces étapes, le ministre Lumeya cite notamment l’adoption au cours d’un conseil des ministres d’un plan d’investissement sur la période 2016-2020 concernant une réforme législative du secteur foncier.

QUOI ATTENDRE DU FORUM DE BUKAVU ?
Depuis 2012, indique Lumeya, la RDC s’est engagée dans un processus de réforme foncière qui tarde à se concrétiser. Aujourd’hui, affirme-t-il, plus que jamais, le forum de Bukavu veut rattraper le temps perdu et doter effectivement le pays d’une loi foncière nationale qui doit intégrer toutes les options. Celles de toutes les parties prenantes : chefs coutumiers, groupes marginalisés (Pygmées, femmes, la jeunesse...), gouvernements provinciaux, partenaires techniques financiers. Et tenir compte également de nouvelles données socio-économiques et des nouvelles orientations contenues dans la vision de la modernité du gouvernement congolais.
Les 250 participants à ce forum auront pour devoir de conduire le processus de la réforme foncière et de prendre en compte les desiderata des uns et des autres. "Il faut écouter toutes les couches de la population", insiste le ministre Lumeya. "Celles-ci doivent être écoutées, car elles vont enrichir notre documentation, avec leurs propositions, leurs suggestions, et leurs idées. Ce qui ajoutera une plus value aux débats. Un consensus est donc attendu. Les observateurs espèrent surtout que l’après Bukavu va diminuer les conflits fonciers à la base de plus de 80 pourcents de dossier judiciaire. Didier KEBONGO
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