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* Lors de son adresse au boulevard Triomphal, le candidat commun de l’Opposition a promis de ramener le calme à l’Unikin.
* Fier d’avoir réussi à mobiliser ses troupes pour l’accueil du président de l’Ecidé, Adolphe Muzito appelle les bases des partis de l’opposition à se réconcilier.

Une véritable démonstration de force pour la plateforme électorale LAMUKA qui a su mobiliser hier mercredi 21 novembre, plusieurs milliers de militants pour le retour du candidat commun du bloc des cinq de Genève. C’est aux petites heures de la matinée d’une journée ouvrable de la semaine que les groupuscules de militants arborant les drapeaux des partis de cette plateforme de l’Opposition, ont commencé à se masser le long du boulevard Lumumba.

Il fallait attendre 10 heures pour voir les premiers mouvements de la population vers l’aéroport international de Ndjili. Les différentes représentations politiques de la coalition LAMUKA se distinguaient les unes des autres par les banderoles frappées à l’effigie de leurs leaders.
C’est vers 13 heures sous un soleil de plomb que le régulier d’Ethiopian Airlines à bord duquel se trouvait le candidat commun du bloc des cinq, va atterrir à l’aéroport de Ndjili. Plusieurs heures après les formalités, Martin Fayulu sortira du salon officiel coiffé d’un képi blanc pour saluer l’équipe d’accueil alignée devant le salon officiel.
En attendant, les jeeps de la police avaient pris position vers la sortie du salon officiel. La foule qui l’attendait à cette issue, n’a pas manqué d’exprimer quelques inquiétudes. Elle craignait qu’il puisse être exfiltré par la police pour lui faire rater le bain de foule. Comme ce fut le cas au retour de Jean-Pierre Bemba qui n’avait pas pu communier pleinement avec ses partisans.
La jeep de Fayulu, suivie de celle à bord de laquelle se trouvaient Adolphe Muzito et Freddy Matungulu, s’ébranlait, entraînant avec elle des foules massées à la sortie des entrepôts de l’ex OFIDA.
Du toit ouvrant de sa jeep, le candidat de LAMUKA à la magistrature suprême salue cette foule immense qui réciproquait par des cris de joie. Du coup, le cortège de la police, qui devait également faire mouvement vers celui de ce candidat à la présidentielle, se verra empêchée par la population qui entourait les jeeps des cadres de LAMUKA.
La situation va perdurer sur une bonne distance, avant que la police tire les gaz lacrymogènes pour libérer le passage au cortège. Ce sera la débandade dans la population qui va se disperser. Les jeeps de la police reviendront à la charge pour escorter ce candidat de l’opposition pour mieux le sécuriser.
Le cortège va s’ébranler vers Mikongo où la foule massée le long du boulevard Lumumba ovationnait à cœur joie le candidat de l’opposition. A Kingasani, la population est sortie sur le boulevard, paralysant la circulation sur les deux bretelles. Une fois de plus, la police va faire usage de gaz lacrymogène pour se frayer un chemin.
Encadré professionnellement par la police, le cortège de FAYULU va poursuivre son bonhomme de chemin jusqu’à l’avenue de l’Enseignement où les leaders de LAMUKA vont, tour à tour, s’adresser à la population.

MUZITO : " LA TRAHISON EST VENUE DE LA BASE "
Adolphe Muzito a accusé la "base" d’être à l’origine de la division de sept leaders de l’opposition. "La trahison est venue de vous, qui êtes de la base. De notre côté, nous avons choisi notre candidat parmi les sept comme convenu avec vous. Puis un jour, deux jours après, nous avons appris que la base a refusé. C’est vous qui nous avez divisés. Cherchez à trouver un compromis puisqu’en ce qui nous concerne, nous avons déjà fait notre choix. J’étais resté pour vous le ramener. Il est le candidat commun de sept leaders de l’opposition et devient le candidat unique de l’opposition", a déclaré le leader de Nouvel Elan.
Et de poursuivre : "Tout se retrouve à présent entre vos mains, préparons cette élection et nous la gagnerons. Mais il faut que ça soit une bonne élection, sans fichier corrompu et sans machine à voter".

MATUNGULU : "NOUS AVONS REPONDU A VOS EXIGENCES"
Pour Freddy Matungulu, président de Congo na Biso, Martin Fayulu, incarne l’unité de l’opposition. "Nous n’allons plus commettre les erreurs de 2006 et 2011. Cette fois, il nous faut l’unité. Nous avons répondu à vos exigences. Voilà le résultat. Alors, je vous demande tous de voter pour Fayulu. C’est lui qui est censé diriger le pays après les élections de décembre ", a fait savoir le président de Congo Na Biso.
Peu avant ce meeting, Matungulu avait rappelé la détermination de sa plateforme à obtenir les élections sans machine à voter.

BAZAIBA : "FAYULU, C’EST UN AUTRE BEMBA"
"Vous nous avez demandé de choisir un candidat commun, et nous l’avons fait dans l’unité. Du nord, est, ouest, sud et centre, nous n’avons qu’un seul candidat qui s’appelle Martin Fayulu", a lancé Eve Bazaiba, secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC).
"Jean-Pierre Bemba Gombo m’a dit de vous transmettre son message : ils m’ont invalidé injustement oubliant que nous avons plusieurs têtes. Fayulu, c’est un autre Bemba", a-t-elle lâché. Emma MUNTU
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