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L’un des candidats malheureux à la présidentielle du 30 décembre dernier, Martin Fayulu, s’obstine à méconnaitre le président de la République confirmé par l’arrêt de la Cour Constitutionnelle. Ce, après que presque tous les soutiens dont il semblait bénéficier de l’intérieur et de l’extérieur, reconnaissent le nouveau Président élu.

A Genève, l’opposition sous la houlette de certaines officines occidentales , s’est disloquée à la suite du choix de Martin Fayulu comme candidat unique. Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu ont apporté leur capital sympathie au leader de l’ECIDE. Le départ de Félix Tshisekedi et de Kamerhe a provoqué un tollé général quand ils ont renié Genève en faveur de Nairobi.
Cependant, pour la Commission épiscopale nationale du Congo (CENCO) et certaines puissances occidentale drapées dans " la communauté internationale", le plus important pour la République démocratique du Congo était l’alternance à l’issue de la présidentielle du 30 décembre 2018. Ce, alors que le Front commun pour le Congo donnait Ramazani Shadary comme probable président de la République pour succéder à Joseph Kabila.
Le 10 janvier 2019, coup de théâtre. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) proclame Félix Tshisekedi vainqueur de ce challenge électoral. C’est le délire. A l’interne, la Cenco, fort de ses observateurs avait longtemps entretenu le suspense en affirmant qu’elle détenait le nom du président élu. A la proclamation des résultats provisoires par la CENI, elle prend acte mais ne confirme pas, mettant ainsi en doute les travaux de la Centrale électorale.
Le candidat malheureux de LAMUKA, de son côté, a parlé de hold-up électoral avant de promettre qu’il allait tout mettre en œuvre pour rentrer dans ses droits appelant en définitive, la communauté internationale à ne pas reconnaître le candidat proclamé par la CENI.
La France, la première à réagir. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer le verdict de la CENI. Certaines capitales européennes lui ont emboité le pas rejetant les résultats provisoires.

CAP SUR LA COUR CONSTITUTIONNELLE
De l’extérieur, on a invité Martin Fayulu à user de moyens légaux pour revendiquer ses droits. Un sursis à la crainte de l’embrasement du pays. L’Union africaine qui va se réunir en urgence à Addis-Abeba, va demander à la Cour constitutionnelle de surseoir à sa décision. En attendant, il a été décidé de l’envoi des émissaires de haut rang à Kinshasa pour rencontrer les autorités congolaises.
Faisant fi de l’appel de l’Ua, la Haute cour rendra son arrêt en confirmant la décision de la CENI. Martin Fayulu va décrier avec tous les leaders de la plateforme LAMUKA cet arrêt de la Cour constitutionnelle en s’autoproclamant président élu de la République démocratique du Congo. La CENCO ne saurait cacher sa désapprobation.

FAIT ACCOMPLI
La communauté internationale va se trouver devant un fait accompli après cet arrêt de la Cour constitutionnelle. Il est vrai que le chaos tant redouté, n’a pas eu lieu. Pour preuve, les appels de LAMUKA à manifester, n’ont pas été suivis. C’est seulement dans quelques quartiers de Kinshasa notamment vers Tshangu ou camp Luka qu’on a fait état de quelques cas de violence. Aussi, dans certaines provinces en l’occurrence, une partie du Bandundu et dans l’ex-province de l’Equateur, il a été enregistré quelques cas de chasse à l’homme.
Mais globalement, la situation était calme pendant que les partisans du président élu en grand nombre et presque spontanément, manifestaient leur joie. Le cercle des 21 candidats président de la République à cette présidentielle va se fragiliser. La transhumance deviendra une réalité alors presque tous avaient soutenu le candidat de LAMUKA. La plupart appelant FAYULU à reconnaître le verdict de la Cour constitutionnelle, vont réaffirmer leur soutien à FATSHI.
Au niveau de l’opinion, les avis changent. On ne tarde pas à reconnaître que l’essentiel, c’est que l’opposition ait gagné. De plus en plus, l’engouement à l’interne faiblit.

COUP DE MASSUE
Les pays de la SADC vont appeler au respect de la Constitution et de la souveraineté de la République démocratique du Congo en félicitant le nouveau chef de l’Etat élu. L’Afrique du Sud dont le poids sur le Continent n’est pas à démontrer, a envoyé un message de félicitations à Félix Tshisekedi.
L’onde de choc de la SADC ne saurait épargner l’Ua. L’organisation panafricaine va décider immédiatement après d’annuler sa visite à Kinshasa avant de féliciter le président élu. L’Union européenne va à l’unisson rallier la position de l’Ua.
FAYULU qui a beaucoup compté sur le soutien de la communauté internationale, va vite se rendre à l’évidence. Il va tenter de rameuter le front intérieur pour poursuivre son combat. Le " Soldat du peuple " se surnomme-t-il, est amputé de tout le soutien à l’extérieur.
De l’intérieur, certains leaders sont devenus aphones. On les soupçonne même de nouer des contacts secrets avec le camp du nouveau président de la République. Seuls ceux qui s’affichent officiellement aux côtés de Fayulu semblent l’assurer d’une certaine fidélité. Mais pour combien de temps ?

FAIBLESSE
Il sied de reconnaître que Martin FAYULU est président de l’ECIDE qui n’est pas un parti imposant dans la cartographie politique de la République démocratique du Congo. D’où son incapacité à mobiliser par lui-même des foules pour sa cause.
A quelques heures de la prestation de serment du nouveau président de la République, il ne lui reste plus qu’à composer avec ce dernier ou carrément d’accepter d’être le porte-parole de l’opposition. Ce qui ne serait pas gagné d’avance. Les poids lourds de LAMUKA que sont Katumbi, Bemba, Muzito ... vont-ils le laisser faire ? Emma Muntu
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