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* Le développement des provinces dépendant de la compétence de leurs dirigeants, le vote au second degré doit refléter le choix originel. Le processus électoral en RD Congo poursuit son chemin. Après les élections combinées présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre dernier, l'heure est aux préparatifs du vote des gouverneurs des 26 provinces et des sénateurs, prévu le 31 mars prochain. D'ores et déjà, les regroupements politiques peaufinent des stratégies pour la victoire de leurs tickets. Entre-temps, le combat s'annonce âpre. Cette élection se déroulant au second degré, les députés provinciaux sont, en ce moment, les plus convoités. Etant donné que le développement des provinces est subséquent aux compétences de leurs dirigeants, les députés provinciaux se trouvent, désormais, devant l'impératif d'un bon choix. L'enjeu étant de taille, il faudrait, cette fois-ci, avoir des hommes compétents à la tête des provinces. C'est-à-dire des hommes qu'il faut à la place qu'il faut. Dès lors qu'il s'agit d'une élection au second degré, le pari n'est pas d'avance gagné. Surtout quand on sait que la plupart des députés provinciaux, électeurs des gouverneurs de provinces et des sénateurs, monnaient leurs voix ! Par conséquent, leur choix ne reflète pas généralement le vote originel. Cette fois-ci, les Congolais en général et les Kinois en particulier, attendent voir les députés provinciaux prendre réellement leurs responsabilités.








C'est-à-dire voter un candidat gouverneur de province, capable de relever le défi du développement de son entité. Au cas contraire, les mêmes causes produisant les mêmes effets, un mauvais vote à la tête des provinces ferait que ces entités, pour la plupart, se retrouvent dans leurs situations catastrophiques actuelles. Evidemment, les résultats provisoires des législatives provinciales augurent la prochaine configuration au sommet des provinces. La coalition labellisée Front commun pour le Congo (FCC) ayant le plus grand nombre d'élus, peut espérer rempiler dans les mêmes proportions. Ici comme ailleurs, les choses se passent de cette façon. Et donc, on n'aura pas inventé la roue. Tout le problème, c'est que les députés provinciaux qui élisent les gouverneurs de provinces, oublient manifestement qu'ils représentent la même population qui les avait élus au suffrage universel direct. REFLETER LA BASE Si le vote des gouverneurs de provinces était organisé au premier degré, peut-être que les choses se seraient passées d'une autre manière. Sans doute que la population aurait réservé un vote sanction à tout candidat ne présentant pas le meilleur profil. Hélas, que les députés provinciaux, "conditionnés" , en arrivent à pervertir et même travestir la noble mission que leur a confiée le souverain primaire. Dès lors que nombre de députés provinciaux se considèrent comme sortis de nulle part, ils ne font plus bon usage de leur mandat. Pourtant. Ils ne sont pas sans l'ignorer qu'ils portent ce statut par la volonté d'une base qui s'appellerait PPRD, UDPS, MLC, UNC….La conséquence logique aurait été que le vote au second degré, des gouverneurs de provinces et leurs adjoints, reflétât le vote du souverain primaire, comme choix originel. A partir du moment où le mandat des députés provinciaux est dévoyé, on connait la suite. Le résultat, c'est des provinces mal gérées, des villes qui ploient sous l'insalubrité….Pourvu que cette fois-ci soit la bonne. Grevisse KABREL
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