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Faut-il accuser le désarroi d’un homme qui s’est fait voler sa victoire à la présidentielle congolaise du 30 décembre 2018 sans que ses électeurs se révoltent? Le parti de Martin Fayulu, l’Ecidé, a fait à Bruxelles alliance avec celui du sulfureux Honoré Ngbanda, l’Apareco.

Le vice-président de l’Apareco en charge de l’Intérieur et de la Diaspora, Clovis Mbikay, a en effet signé le 6 mai, à Bruxelles, avec Athanase Mapessa, chargé des Relations extérieures à l’Ecidé, un texte commun pour informer l’Union européenne (UE) « et, à travers elle, toute la communauté internationale » que « le peuple congolais, maintes fois bafoué » est « à bout de patience et crie cette fois: « assez, c’est assez ». Le texte met en garde l’UE, l’invitant « instamment » à « se mettre du bon côté de l’histoire en choisissant de défendre dès maintenant la volonté souveraine du peuple congolais clairement exprimée le 30 décembre 2018 ».

On sait que, selon le décompte des observateurs électoraux de l’Eglise, c’est Martin Fayulu qui a gagné la présidentielle, par 62% des voix. Felix Tshisekedui a été proclamé « vainqueur » sans que les preuves en soient jamais fournies par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contrairement à ce que prévoit la législation congolaise.




Quelques dizaines de personnes

Les deux partis, Ecidé et Apareco, ont organisé le 10 mai une marche, qui a réuni quelques dizaines de personnes, à Bruxelles, pour déposer leur texte commun au siège de l’UE.

Priés par message whatsapp, dès le 10 mai, par La Libre Afrique.be, d’expliquer cette alliance, ni Martin Fayulu, ni son directeur de cabinet, M. Mwalimu, n’ont répondu.

Une carrière dans le renseignement mobutiste

L’alliance de M. Fayulu avec l’Apareco a de quoi faire tiquer. L’Apareco est en effet dirigée de main de fer par Honoré Ngbanda, 73 ans, qui a fait carrière dans les services de renseignement mobutistes dès le début des années 70. Ex-conseiller Sécurité de Mobutu, il a été surnommé « le bourreau des chrétiens » en raison de la répression de la marche des chrétiens qui, le 16 février 1992, réclamait la réouverture de la Conférence nationale souveraine (CNS); elle fut dispersée par des tirs à balles réelles qui avaient fait 35 morts selon la VSV (Voix des Sans Voix). M. Ngbanda a, par la suite, nié être responsable de cette répression, indiquant qu’il était alors ministre de la Défense et que c’était une tâche du ministre de l’Intérieur, à l’époque Antoine Bula Nyati, dit « Tony Carbure ». Les marcheurs pacifiques avaient cependant été réprimés par la police et par l’armée.

Exilé en France et au Maroc, M. Ngbanda a fait campagne contre Joseph Kabila essentiellement en l’accusant d’être un « Tutsi » au service du Rwanda.

Par Marie-France Cros.
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