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La coalition au pouvoir en République Démocratique du Congo, appelée FCC-CACH semble ne plus tenir sur les deux pieds. Si pour le deux principaux animateurs, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, il faut à tout prix entretenir cette coalition pour la bonne marche des institutions, pour beaucoup de leurs sympathisants, il n’en est pas question. Encore que, même pour ces principaux acteurs, il faut se demander si réellement ils se disent la vérité en face ou se facilitent plus ou moins la tâche.

Même si Félix Tshisekedi et Joseph Kabila veulent donner l’impression d’être dans une coalition où tout va bon train, plusieurs faits nous emmènent croire qu’on est plutôt en face d’une collision en lieu et place d’une coalition.

De la collision dans les nominations et révocations

A peine entré en fonction, en juin 2019, Félix Tshisekedi a nommé des mandataires au sein de deux géantes sociétés Congolaises dont la prestigieuse Gécamine et la Société nationale des chemins de fer (SNCC).

Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du Conseil d’Administration, Fabien Mutomb, Directeur Général de la SNCC et Sama Lukonde, Directeur Général de la Gécamines, n’ont jamais été notifiés par la ministre du Portefeuille de l’époque encore moins par l’actuel pour entrer en fonctions, après è mois maintenant.

Wivine Mumba, la ministre du portefeuille à l’époque, avait bloqué la notification de ces nouveaux mandataires. Ces ordonnances rendues publiques depuis le 4 juin de l’an passé traînent d’être mises en exécution jusqu’aujourd’hui. Certaines indiscrétions ont laissé entendre que la famille politique de l’ancien chef de l’Etat, si pas lui même craint que les nommés découvrent des cadavres dans les placards.

Selon nos confrères de Jeune Afrique, Wivine a reçu des consignes clairs de ses collègues caciques du Front Commun pour Congo( FCC) de geler jusqu’à une durée indéterminée ces notifications. Elle a donc parfaitement réussi sa mission jusqu’à ce que l’option de négocier entre les deux acteurs de la coalition-collision ait été envisagée. En attendant, des nouveaux nommés mais pas toujours en fonction attendent toujours leur sort et espèrent prendre leurs fonctions un jour.

Après la collision dans les nominations de la Gecamines et la SNCC, vient le tour des affaires étrangères. la ministre d’état, ministre des affaires étrangères, avait rappelé au pays, trois ambassadeurs de la République démocratique du Congo au Japon et devant les Nations unies pour des “manquements graves”, tic tac, elle n’a pas traîné d’être ramassée et contredite par les caciques du camp partenaire FCC qui disent que Marie Tumba Nzeza,(UDPS) en tant que ministre n’a aucune qualité de révoquer un ambassadeur.

« La décision de madame la ministre d’État, n’a pas été délibérée en conseil des ministres. En conséquence, elle a agi, en usurpant les compétences qui ne lui sont pas reconnues. Le président de la République nomme, relève de leur fonction et le cas échéant révoque les ambassadeurs et envoyés spéciaux sur proposition du gouvernement délibérée en conseil des ministres », expliquait-elle dans une déclaration écrite. », a dénoncé la sénatrice Francine Muyumba, présidente de la commission des Relations extérieures du Sénat congolais.

Le chevauchement des tâches des ministres et autres mandataires de deux camps
Le chevauchement entre des ministres de deux camps, députés membres du bureau de l’assemblée nationale, tout porte à croire que les membres de cette coalition n’ont jamais cessé à se regarder en chien de faïence. Ils se heurtent à tout bout de champ.

Partant des conflits dans certaines provinces entre assemblées provinciales et gouverneurs, le premier ministre du FCC a préféré donner la coordination de la commission ad hoc au de Justice en lieu et place du ministre de l’intérieur. Ce qui n’a pas tarder d’irriter les cadres du parti du ministre de l’intérieur qui ont vite réagi.

Quelques semaines avant cet incident du ministre, c’est le premier vice-président de l’assemblée Nationale qui était entrain d’être dépouillé de ses fonctions au profit de son adjoint qui est du FCC. Cela est intervenu après que le président ad intérim, du parti présidentiel ait tenu des propos jugés par le camps de l’ex chef de l’Etat comme outrageant et conduisant à la déstabilisation des institutions.

En attendant que les uns et les autres trouvent un terrain d’entente, aplanissent leurs divergences, des priorités pour améliorer le social de la population congolaise restent dans les oubliettes. La coalition peut continuer sa collision mais est-il que 2023 n’est plus trop loin.

Jean-Luc M.
MEDIA CONGO PRESS
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