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La star congolaise de la chanson est en séjour à Londres. Invitée vendredi 03 janvier 2020 par le magazine de la télévision en ligne HBMONDEINFO, il s’est longuement fendu sur la situation sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo, dénonçant une sorte de « pacte » que certaines autorités congolaises auraient passé avec le Rwanda, pour posséder une partie de la RDC.

« Ma première pensée en 2020 c’est pour mes frères à Beni. Je veux dire à ces personnes de dédire ce pacte. Ça ne peut pas continuer. Beni c’est notre pays. Je pense pouvoir le dire au nom du peuple congolais. Nous n’acceptons plus cet accord mystique, désastreux, cet accord passé par, moi je ne sais pas exactement qui, je n’aime pas répéter ce que j’entends, je préfère répéter ce que j’ai vérifié, mais ceux-là au sommet de notre pays qui ont passé cet accord qu’ils le dénoncent parce que notre pays doit être un. Que nos frères à Beni soient forts, nous ne les oublions pas », a dit l’artiste musicien.



Avant d’enfoncer le clou, s’en prenant au Rwanda, ce pays voisin de l’Est, longtemps accusé par plusieurs rapports, aux côtés d’autres pays dans les Grands Lacs, d’entretenir l’insécurité dans les régions de Kivu à la partie Est du Congo.

« Ceux-là qui ont signé un pacte avec le Rwanda pour posséder une partie de notre pays doivent le dénoncer. Ce n’est pas le peuple rwandais qui fait pleurer le peuple congolais. C’est celui qui a signé ce pacte qui fait pleurer le peuple congolais(…) Celui-là qui a eu la méchanceté de vendre notre pays, il est là, ceux qui connaissent plus que moi le connaissent. Il y a de tribunaux internationaux où on livre les gens comme ça ».



Cette thèse de balkanisation que soulève, à demi-mot, le célèbre artiste musicien congolais, a été évoquée il y a peu et de manière plus claire par le Cardinal Fridolin Ambongo, au cours d’une conférence tenue à Kinshasa après sa tournée dans ce coin du pays.

Il a alerté sur la menace de la balkanisation, observant que les rescapés de massacres dans le territoire de Beni et ailleurs dans les zones affectées par l’activisme de groupes armés, qui s’enfuient par la suite, abandonnant biens et maisons, sont remplacés par des populations d’origines étrangères, rwandophones y compris.

Évoquant enfin la nécessité de renforcer la sécurité à nos frontières. « Le malheur dans l’Est, c’est que nos frontières sont poreuses. On peut entrer et sortir comme on veut parce que la frontière est artificielle. On ne se sait pas où se trouvent actuellement la frontière ».



Tony-Antoine Dibendila
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