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Les travaux d’exécution de réhabilitation et de construction des infrastructures lancés dans le cadre de « 100 jours » du Président de la République connaissent un sérieux ralentissement. Dans certaines provinces comme le Kasaï central, la population a fait parler dernièrement sa voix dans la rue pour exiger le début de l’exécution des travaux.

A Kinshasa où des chantiers pour la construction des sauts-de- mouton ont été lancés sur plusieurs artères, il est fait état d’un constat malheureux : soit c’est l’arrêt ou c’est le travail à un rythme sans aucune contrainte pendant que les usagers des routes se trouvent confrontés à diverses difficultés, entre autres les embouteillages monstres et la surenchère des prix du transport en commun.

Les dernières pluies qui se sont abattues sur la ville ont mis vraiment à nu les décors de plusieurs chantiers entourés avec les tôles bac de couleur bleue démenées pour la plupart par le vent jusqu’à fendre la clôture dont les intervalles à découvert ont tout dévoilé au grand jour. Tel a été le cas des chantiers sur le boulevard Lumumba.

Du côté de Ngaliema, des passants en ont profité pour ouvrir à leur manière la voie à la courte circulation du Saut de mouton du quartier Kinsuka Pompage. Les travaux adjacents comme l’aménagement des routes environnantes et du petit marché sont encore nécessaires, avant l’inauguration officielle.



Presque partout, le manque de moyens financiers est à la base du ralentissement et de l’arrêt constatés sur plusieurs chantiers d’urgence du Président de la République. Le directeur de cabinet du Chef de l’Etat et le ministre des Finances ont laissé l’impression, à travers les médias, de ne pas émettre sur la même longueur d’ondes par rapport à l’érection de ces infrastructures modernes.

Quand Vital Kamhere indique que de nombreux dossiers financiers sont bloqués et retardent même l’exécution des travaux d’urgence du Chef de l’Etat, José Sele passe 24 heures après pour le contredire. Mais sur le terrain le constat est vraiment amer au regard des réalités vécues par les Kinois qui maugréent à l’endroit des autorités établies. Avant le pire, il faut que des solutions soient vite trouvées.

C’est en tout cas dans ce sens qu’il faut comprendre les interpellations hier mardi 4 février par deux des bénéficiaires de la décrispation politique. Tout en appelant à l’implication personnelle du Chef de l’Etat dans le dossier relatif à la construction de ces ouvrages, le député honoraire Franck Diongo exige des enquêtes pour situer réellement le blocage du financement au regard du calvaire enduré par la population.

Une partie de l’opinion pense qu’il s’agit du sabotage des chantiers du Président de la République dont l’image est sérieusement encornée par rapport à l’arrêt des travaux de modernisation à certains endroits et à leur ralentissement à d’autres endroits.

Eugène Diomi Ndongola qui se réjouit des signaux positifs du bilan à mi-parcours de Félix Tshisekedi tient à le voir briser tous les obstacles de façon à permettre à cet élu d’être en harmonie avec la population.
L’insalubrité de la ville de Kinshasa n’est pas loin, de son côté, de salir la réputation de Félix Tshisekedi pour avoir parrainé une action dite « Kin Bopeto » qui tarde à se concretiser.


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