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 Dans une correspondance adressée au Président de la République en date du 06 novembre et signée par son inspecteur en Chef Jules Alingete, l’IGF a fait part au Président de la République de ses inquiétudes sur la situation préoccupante des finances publiques en RDC.

« Suivant divers rapports établis par les inspecteurs généraux des finances chargés du suivi du compte général du Trésor à la Banque Centrale, il se dégage, au 05 novembre 2020, un non paiement des rémunérations du personnel pris en charge par le budget de l’État de CDF 185. 252.167, 057 sur une enveloppe totale de CDF 421.220.880.894 et ce, en dépit des recettes de CDF 576. 187.234, 83 réalisés au mois d’octobre 2020 », précise la correspondance de l’IGF au Président de la République.

Selon l’IGF, « il se dégage donc une augmentation inquiétante des dépenses hors rémunérations alors que, depuis 3 mois, les recettes sont constantes ».

En réaction, le Ministre des Finances Sele Yalaghuli dans sa correspondance du 07 novembre en réponse à l’IGF, relève avant tout plusieurs déficiences et contrevérités découlant de la correspondance de Jules Alingete.

« En effet, contrairement à ce qui a été affirmé dans cette lettre, l’analyse de la situation des finances publiques relève, depuis fin avril 2020 à ce jour, que le financement monétaire du déficit est nul. Ce qui explique d’ailleurs la stabilité relative du taux de change établie entre 2010 et 2017 FC le dollar américain au marché parallèle, depuis début juillet 2020, en raison des effets décalés », lit-on dans la correspondance de Sele Yalaghuli.

Il relève par ailleurs une confusion entretenue entre le compte général du trésor qui constitue un stock et l’exécution du plan de trésorerie de l’état qui renvoie à un flux.

En ce qui concerne la paie des agents et fonctionnaires soulevée par Jules Alingete, le ministre des finances souligne qu’elle couverte chaque mois à raison des trois quarts et le reste, le mois suivant. Ainsi, à la fin de septembre 2020, toutes les paies des agents et fonctionnaires de l’État ont été effectuées.

« La paie du mois d’octobre, notamment la queue de CDF 185 milliards, sera complètement exécutée au plus tard le 15 novembre courant. Ce chevauchement de la paie entre deux mois résulte, d’une part de la modicité des recettes (en moyenne mensuelle CDF 544 milliards) et d’autre part, de l’importance des dépenses contraignantes et non discrétionnaires (en moyenne mensuelle 640 milliards et ce, sans prise en compte d’autres dépenses d’environ CDF 100 milliards) », explique Sele Yalaghuli dans sa correspondance.

Ces dépenses contraignantes sont : les rémunérations (CDF 420 milliards) et les dépenses de souveraineté, humanitaires et du service de la dette (CDF 220 milliards).


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