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 « Pour moi, l’objet de cette rencontre n’est pas de réagir au discours du président ou d’arrêter la position du FCC sur les consultations [nationales, initiées le 23 octobre par le Chef de l’État]. Il s’agit de vous expliquer ce que nous estimons être la cause principale de cette crise », a exposé l’Autorité morale du FCC, Joseph Kabila, devant les députés du Front commun pour le Congo, jeudi 29 octobre 2020 à Kingakati.

Selon les propos recueillis par Jeune Afrique, l’ancien président de la République a appelé les députés de son obédience à la « résistance ».

« Que voulez-vous que je puisse vous dire au sujet de la coalition, on est au point mort !, a-t-il lancé.

« Je veux vous recommander de ne pas parler de guerre, mais de résistance, parce que la résistance est un droit », a-t-il dit à Kingakati.

Selon l’ancien président de la RDC, la crise serait essentiellement due au « non-respect » par Tshisekedi de l’accord qui les lie et de la Constitution.

« On ne partage pas les mêmes valeurs avec nos amis du CACH. Le respect de la parole, par exemple. Quand le FCC ou moi vous la donnons, c’est une parole d’honneur. Ou encore le respect des textes. Quand on prend des engagements ou qu’on signe un accord, on va jusqu’au bout. Or, ce n’est pas le cas avec nos amis du CACH », a rappelé le sénateur à vie.

Il est, notamment, revenu sur les ordonnances de nominations prises au sein de l’armée et de la magistrature, contre lesquelles le FCC n’a cessé de protester ces derniers mois.

« Je leur ai dit qu’il y avait plusieurs options [pour résoudre la crise]. La première, faire le forcing et dans ce cas là, il y aura une crise, parce qu’il s’agit d’une violation de la Constitution. La deuxième, accepter que l’un des trois juges – dont le cas ne pose pas de problème – prête serment et que les deux autres attendent. Ils m’ont répondu que le président avait déjà signé, que c’était terminé », a détaillé Kabila.

« Ma troisième proposition était d’attendre mars ou avril afin de procéder au tirage au sort et on aurait alors respecté le processus. Mais, leur réponse a été la même. Enfin, la dernière option était de se référer à l’accord qu’on a signé ici, dont trois pays sont témoins. Pourquoi ne pas appeler ces derniers et leur confier un rôle de sage ? [Les membres du camp présidentiel] m’ont répondu oui, mais plus tard, les juges devant, selon eux, d’abord prêter serment », a-t-il dévoilé.


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