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Le secrétaire général de l’Udps est dans le viseur de la communauté internationale. Le bureau conjoint des Nations – Unies aux droits de l’homme désapprouve totalement les propos tenus par Augustin Kabuya. Au cours d’une matinée politique hier mardi 10 novembre au siège de son parti, M. Kabuya a incité les militants du parti présidentiel à s’en prendre notamment au ministre des Finances au motif qu’il bloquerait des paiements pour pousser à un soulèvement contre le Président le Président de la République. 

 « Vous voulez retourner au pouvoir mais il faut présenter un bilan. Vous avez commis plusieurs assassinats et crimes économiques. Vos noms sont cités dans le pillage de ce pays. Aujourd’hui, vous vous organisez avec le ministre des Finances pour bloquer les paiements pour dresser l’Armée, la Police et les fonctionnaires contre le Chef de l’État… », avait – il dit tout en promettant le chemin de l’exil à certains, les enregistrements sonores de son speech faisant foi. « Nous n’allons pas nous laisser faire, je vous assure.

 Je ne parle pas pour faire plaisir à certains. Comme ils ont choisi cette voie, sans se rendre compte que sans l’UDPS ils auraient subi le sort des Mobutistes le 17 mai 1997, nous sommes prêts puisque nous sommes habitués à ça. Nombreux prendront le chemin de l’exil », a promis le secrétaire général du parti présidentiel, laissant entendre que les cadres du FCC doivent leur protection actuelle à l’UDPS. Kabuya a fait pire en promettant de faire vivre aux cadres du FCC la situation de 1992, année où l’ex Zaïre avait connu des scènes des pillages, affirmant bien connaître les adresses des résidences des leurs cibles, promettant ouvertement d’en finir avec le ministre des Finances. 

 Des propos inacceptables selon l’ONU qui appelle à des poursuites contre ce cadre du parti au pouvoir. “”Le bureau conjoint des nations unies aux droits de l’homme condamne fermement les propos incendiaires attribués à un responsable de l’Udps, qui sont de nature à inciter à la violence”, fait savoir le BCNUDH dans un tweet dont l’authenticité a été vérifiée par 24H.CD. 

 Par ailleurs, l’agence onusienne qui met en garde contre de tels propos, appelle les acteurs politiques de tous bords de s’abstenir de tenir des discours pouvant porter atteinte à la paix et à la cohésion sociale. Le BCNUDH affirme que “les menaces contre les personnes et leurs biens sont contraires à la loi et aux exigences d’une société démocratique” et presse les autorités congolaises à “prendre des mesures pour prévenir et sanctionner leurs auteurs”.

Par Jean Pierre K
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