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Le directeur général de la Direction générale des Migrations, Rolland Kaswantale, a été suspendu par le vice-premier ministre de l’Intérieur.

Une décision contenue dans un arrêté du Vice premier ministre et ministre de l’intérieur, Gilbert Kankonde, rendu public le samedi 21 novembre 2020.

Le motif de la sanction se rapporte à l’insubordination du DG de la DGM vis-a-vis de la hiérarchie.

L’élément déclencheur est bien entendu la découverte, quelques jours auparavant, d’un cachot clandestin, après une visite surprise du vice-premier ministre et ministre de l’intérieur dans une des concession appartenant à la DGM.

Gilbert Kankonde fut donc scandalisé de découvrir un cachot clandestin qui aurait continué d’opérer.

Cependant, le Président de la République avait ordonné, lors de sa prise des fonctions, la fermeture de tous les cachots clandestins.

En effet, malgré les explications de la Direction générale des Migrations faisant croire à un centre de rétention et de transit pour étrangers en séjour irrégulier, Kankonde n’a pas été convaincu. La forfaiture était établie, selon lui.

Le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur était surpris de rencontrer des étrangers qui ont fait plus de neuf mois dans ce site. A ses yeux, l’acte paraissait grave dès lors que le cachot est situé dans les locaux de la Direction provinciale de Kinshasa.

Dans un communiqué, la DGM a nié disposer des cachots clandestins.

« La Direction générale des migrations (DGM) ne dispose d’aucun cachot clandestin ».

Dans le démenti intervenu un jour après la visite d’inspection du vice-premier et ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde Malamba dans les installations de la DGM, le directeur général Roland Kashwantale Chihoza avait plutôt parlé de l’existence des centres de détention administrative et de transit et non des cachots clandestins.

« La DGM est un service public de l’Etat en charge notamment de la police des frontières et des étrangers. Comme tout service d’immigration, elle dispose des centres de détention administrative et de transit des migrants en situation d’irrégularités de séjour », pouvait-on lire dans le communiqué.

La DGM a insisté sur le respect des droits de l’homme.

« …en tant que service chargé de l’application des droits humains et particulièrement en ce qui concerne le respect de la personne humaine y compris celui de la dignité des étrangers en irrégularité de séjour et en instance d’être reconduit à la frontière, la DGM ne dispose pas de cachots clandestins et n’en a jamais disposé ».

Cependant, une dizaine de sujets chinois détenus plusieurs mois, ont été libérés des installations de la DGM le 18 novembre 2020 sur ordre du VPM Kankonde lors de sa visite d’inspection.

Ceux qui ont suivi de près la descente du patron de l’Intérieur confirment que ces expatriés ont subi un traitement inhumain et dégradant. Acte qui viole la convention internationale sur le droit d’asile et la convention internationale des migrants et leurs familles adoptées par l’Assemblée générale des Nations-Unies. Un avis que rejette la hiérarchie de la DGM.

Patrick BOMBOKA
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