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Le ministre des finances, José Sele Yalaghuli est l’objet d’attaques croisées. Une campagne de sape pour l’éjecter de son poste en utilisant tous les mobiles possibles est menée dans tous les sens. Ses détracteurs l’accusent notamment de bloquer la paie des agents et fonctionnaires de l’État.

Sele Yalaghuli ne cesse d’être la cible. Le mode operandi consiste à lui faire perdre le crédit dont il jouit auprès du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Des sources proches du ministère des finances citées par le trihebdomadaire Africanews pointe du doigt son adjoint à savoir, Junior Mata. Un seul maître mot: «faire perdre à José Sele la confiance dont il jouit de la part du Président de la République et le faire remplacer par son vice ».

Comme si cela ne suffisait pas l’Inspection générale des finances (IGF) s’illustrerait dans ce véritable scénario pour enfoncer le clou.

«D’un ton rassurant, le vice-ministre Mata a raconté à tout son entourage qu’il va diriger le ministère des Finances. Ce n’est que question de temps», ont renseigné ces sources. Une adaptation du scénario rappelant l’affaire de l’ex-ministre de la justice, Célestin Tunda Ya Kasende, de la famille du Front commun du Congo (FCC). Ce, dans la démarche de « Ôte toi que je m’y mette« , une place qu’occuperait un membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). La stratégie qui réussit à l’instar de l’équipe qui gagne ne peut pas donc être changée.

Ces sources ont poursuivi en disant que le vice-ministre des finances, Junior Mata et son équipe ont chargé son titulaire dans le blocage des actions du Chef de l’État, le fonctionnement de certaines entreprises publiques dont la Regideso et favoriserait uniquement le paiement des primes des membres de son cabinet.

«Ils veulent faire croire à l’opinion que le ministre Sele Yalaghuli est incapable de mobiliser les recettes publiques. C’est une incongruité en cette période de récession économique mondiale qui frappe tous les pays.Ils racontent sans preuve que le ministre Sele bloquerait les actions du Chef de l’Etat, refuserait de payer les salaires des fonctionnaires, favoriserait le paiement des primes aux membres de son cabinet et chercherait même à bloquer le fonctionnement des certaines entreprises publiques dont la REGIDESO, en refusant de régler le problème des créances relatif à la consommation d’eau par les institutions publiques», ont-elle souligné.

LA POLITISATION DE LA GESTION, LE MINISTRE DES FINANCES, UN MAILLON DE LA CHAÎNE DES DÉPENSES

Dans la même optique de vieilles interviews et audio remontant à décembre 2019 sont mis sur la toile pour mettre le feu au poudre.

Ces sources proches du dossier ont salué le professionnalisme de l’argentier national, José Sele Yalaghuli qui a contrecarré certaines pratiques de plusieurs conseillers à la président dans la gestion du programme de 100 jours du Chef de l’État. Raison pour laquelle, ils ne l’ont jamais pardonné bien au contraire des critiques acerbes à son égard tombent en cascade pour exiger son départ.

«En réalité, plusieurs conseillers à la présidence, soutenus par leurs mentors du parti qui tiraient profit, dans l’ombre, de la gestion maffieuse de ce programme, à l’insu du Président Tshisekedi, n’auraient jamais pardonné à Sele Yalaghuli de leur avoir coupé le lait», ont-t-elles souligné.

Au stade actuel le Fonds monétaire international (FMI) est engagé dans des discussions pour trouver un accord avec le Gouvernement congolais. La politisation de la gestion des finances dans un contexte économiquement fragile post Covid-19 n’est pas une bonne chose pour la République.

Il sied de noter que le ministre des finances n’est qu’un maillon dans la chaîne des dépenses de l’ État. C’est un véritable règlement de compte à ciel ouvert vis-à-vis de sa personne.

L’EXIL ESTAMPILLÉ KABUYA PROMIS AUX MEMBRES DU FCC

Au cours de la matinée politique du mardi 10 novembre devant les militants de l’UDPS, le Secrétaire général du parti au pouvoir, Augustin Kabuya a tiré à boulet rouge sur Sele Yalaghuli. Des propos qui exposent ce membre du Gouvernement devant les militants et sympathisants du parti présidentiel.

«Vous voulez retourner au pouvoir mais il faut présenter un bilan. Vous avez commis plusieurs assassinats et crimes économiques. Vos noms sont cités dans le pillage de ce pays. Aujourd’hui, vous vous organisez avec le ministre des finances pour bloquer les paiements pour dresser l’Armée, la Police et les fonctionnaires contre le Chef de l’État. Bientôt les membres du FCC serez sur le chemin de l’exil», a d’un ton sévère martelé ce cadre du parti.

«Nous n’allons pas nous laisser faire, je vous assure. Je ne parle pas pour faire plaisir à certains. Comme ils ont choisi cette voie, sans se rendre compte que sans l’UDPS ils auraient subi le sort des Mobutistes le 17 mai 1997, nous sommes prêts puisque nous sommes habitués à ça. Nombreux prendront le chemin de l’exil», a promis Augustin Kabuya en rappelant la fuite des pro Mobutu en mai 1997.

DIVISER LES CONGOLAIS, UNE VOIE DANGEREUSE À NE PAS SUIVRE

Cette incitation à la violence a fait réagir sur Twitter entres autres Constant Mutamba, cadre du FCC.

«Les propos du SG de l’UDPS, Augustin Kabuya, ne concourent pas à la recherche de la stabilité du pays tant recherchée. Diviser les Congolais pour des fins politiciennes était la pire erreur des années 90. C’est une voie dangereuse à ne pas suivre», a-t-il indiqué.

LE BCNUDH CONDAMNE DES PROPOS INCENDIAIRES

Le Bureau conjoint des nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) en RDC
«Condamne fermement les propos incendiaires attribués à un responsable de l’UDPS, qui sont de nature à inciter à la violence. Il met en garde contre de tels propos et appelle les acteurs politiques de tous bords de s’abstenir de tenir des discours pouvant porter atteinte à la paix et la cohésion sociale. Il invite les autorités à prendre des mesures pour prévenir et sanctionner leurs auteurs».

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