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*Tout en déplorant l’instrumentalisation de leurs cadres, la formation politique du ministre d’Etat en charge du Plan minimise les coups fourrés

Si ce n’est pas un coup fourré, cela y ressemble fortement. Depuis début juin, l’Alliance des Forces démocratiques du Congo (AFDC) est en proie à une campagne de sape orchestrée par une poignée de ses cadres. Hier, un document signé par seulement trois députés sur les 19 que compte ce parti a été grossi comme s’il s’agissait de la majorité d’élus . A la base de ce qui ressemble à une tempête dans un verre d’eau, l’auto-exclusion de Joseph Kokonyangi constatée, voici deux semaines, par l’Autorité morale et initiateur de l’AFDC. Dans sa lettre au désormais ex-vice -Président du parti de la houe, Modeste Bahati Lukwebo a égrené un chapelet de griefs dûment documentés à l’encontre de Joseph Kokonyangi.
Alertée par les tintamarres des contestataires, l’autorité morale de l’AFDC s’est résolue à réagir pour rétablir la vérité.
Ministre d’Etat en charge du Plan, Modeste Bahati est de plus en plus convaincu que sa formation politique est présentement dans le collimateur de ses pourfendeurs. Et comme si cela ne suffisait pas, deux députés élus de l’AFDC et un suppléant dudit ministre sont également entrés en rébellion. Se faisant passer, tantôt pour 9, tantôt pour 12, alors qu’ils ne sont qu’au nombre de 3 sur les 19 élus que compte le parti, ces parlementaires peinent à défendre la mise à l’écart argumentée de Joseph Kokonyangi.
Cette agitation d’un petit groupe de cadres contraste avec les adhésions massives que le parti et le regroupement chers à Bahati Lukwebo connaissent chaque jour.
La réplique ne s’est pas fait attendre. Portant la signature du Secrétaire général de l’AFDC, M. Patrick Djanga Katakala, une correspondance datée du 16 juin dernier, qui a atterri dans notre rédaction hier tard dans la soirée, tâche de remettre les pendules à l’heure. Rédigée en réponse à la réaction de Joseph Kokonyangi du 12 juin, cette lettre retrace le contexte de ce bras de fer entre les deux membres du Gouvernement, issus curieusement du même parti.

LES GRIEFS IMPUTES A KOKONYANGI
« L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo, parti politique membre à part entière de la Majorité présidentielle, dont le Président de la république, chef de l’Etat, Son Excellence Joseph Kabila Kabange en est l’Autorité morale, rappelle à l’opinion tant nationale qu’internationale que M. Kokonyangi Witanene Joseph, élu de Pangi sur la liste AFDC et donc exerçant partout le mandat de l’AFDC, n’est que son délégué désigné à quel que poste que ce soit par l’Autorité Morale et l’Initiateur du Parti, Son Excellence Bahati Lukwebo Modeste envers qui, il doit allégeance et déférence et non le contraire », note le signataire de la correspondance.
« Alors qu’il a été mandaté par le Parti au poste de Secrétaire Général Adjoint de la Majorité présidentielle (…), Monsieur Kokonyangi, se disant Chef de son Autorité morale, a cru qu’en assumant les responsabilités au sein de la Majorité Présidentielle, il était exempté de ses obligations statutaires et réglementaires de son Parti dont le respect lui vaudrait la qualité de membre et son maintien comme Vice-président », poursuit la lettre.
« Notifié du constat de son auto-exclusion et en attendant que les organes du Parti statuent sur les différents griefs mis à sa charge, M. Kokonyangi, qui ne doit pas ignorer que c’est en qualité de délégué de l’AFDC, sous l’impulsion de Bahati Lukwebo, qu’il occupe le poste au sein de la grande structure qu’est la Majorité Présidentielle, pour vanter son ego vis-à-vis de son autorité morale, devrait apporter la preuve tangible de ses cotisations, de sa participation aux activités du Parti, comme le font les autres hauts cadres du Bureau politique de la Majorité Présidentielle vis-à-vis de leurs partis d’appartenance », fait remarquer M. Patrick Djanga Katakala.
« Contre toute attente, souligne-t-il, l’AFDC constate avec regret que loin de rencontrer en toute humilité les griefs mis à sa charge par une justification fondée, M. Kokonyangi pour esquiver, qualifie d’irrégulière la lettre lui notifiant le constat de son auto-exclusion et se lance dans des propos injurieux vis-à-vis de ses camarades et surtout vis-à-vis de celui qui a fait qu’il soit ce qu’il est ».

LES EXIGENCES DES FIDELES DE BAHATI
Déterminés à démontrer leur bonne foi, les cadres fidèles à Bahati invitent M. Kokonyangi à prouver à la face du monde le contraire des faits justifiant son auto-exclusion. De prime abord, il est tenu de démentir ‘‘sa non-participation aux activités du Parti, préférant s’afficher de plus en plus dans des rencontres politiques aux côtés des autres partis politiques ou regroupements, s’éloignant ainsi de sa propre formation politique, dont il assure pourtant la vice-présidence, et vis-à-vis de laquelle il ne semble plus attacher son attention’’.
Secundo, Joseph Kokonyangi est appelé à démontrer que ‘‘son implication directe et active dans le débauchage des cadres de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo pour leur adhésion à d’autres partis, avec l’intention de dégarnir et démobiliser volontairement les militants et cadres audit Parti’’n’est pas du tout vraie.
Tertio, le Vice-président suspendu est appelé à attester que ‘‘le défaut de cotisation’’n’est qu’une allégation. Et enfin confirmer que ‘‘l’organisation de son indisponibilité prolongée, au détriment du Parti, par la mise sur pied d’un mécanisme d’inaccessibilité, même à l’endroit de l’Autorité Morale, alors qu’en sa qualité de Vice-président, il lui revient d’être plus disponible que quiconque’’ n’est pas certifiée.
En outre, que ‘‘les propos de M. Kokonyangi Witanene vis-à-vis de l’Autorité Morale de son parti, dont il se dit être le chef, ne sont rien d’autre qu’une somme des aveux teintés de discourtoisie, preuve qu’il ne se considère plus de l’AFDC, mais au-dessus de celle-ci’’.
Eu égard donc à ce qui précède, l’AFDC de Bahati Lukwebo rappelle à M. Kokonyangi ‘‘qu’il n’y a pas un moment plus indiqué pour constater l’auto- exclusion d’un membre lorsque ce dernier tombe sous le coup des griefs ci-dessus rappelés. Et en le faisant, on ne le déstabilise point, mais on prévient toute la Majorité Présidentielle de l’infidélité d’un Cadre contre son Parti’’. FDA
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