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*Une marche, un message clair. ‘’Pas de machine à voter, ni de fichier électoral corrompu. Non à la parodie électorale. Oui aux élections crédibles, transparentes, inclusives et démocratiques, le 23 décembre 2018’’. L’Opposition, en dépit de quelques titillements, a démontré hier, vendredi 26 octobre 2018, sa capacité de mobilisation. Des nombreux cadres et militants des partis et plateformes se réclamant de l’Opposition, toutes tendances confondues, ont investi le Boulevard Lumumba, dès les premières heures de la matinée. A la mi-journée, des grappes humaines sous forme de constellations fougueuses ont quitté la Place de l’Echangeur, lieu de la rencontre, pour se diriger vers la place de la démocratie située sur le terrain Triomphal, juste en face du stade de Martyrs de la Pentecôte où elles sont arrivées, quelques heures après, sans incident majeur. Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito, de retour de Pretoria, en Afrique du Sud, Pierre Lumbi et Delly Sesanga qui représentaient ‘’Ensemble pour le changement’’ de Moïse Katumbi, ainsi que Fidèle Babala du MLC de Jean-Pierre Bemba, étaient tous là, en tête du peloton. Théodore Ngoy, Marie-Josée Ifoku, Freddy Matungulu, trois des candidats à la présidentielle 2018, étaient aussi visibles. Une seule absence somme toute remarquable, c’est celle de Félix Tshisekedi et consorts.

But visé

«Cette marche, c’est pour une chose : réclamer les élections conformément à la Constitution, conformément aux lois de la République. Elections sans machine à voter, élections sans le fichier corrompu. Nous sommes là uniquement pour ça. Elections pour la décrispation politique, marche pour demander l’inclusivité : tout le monde est concerné par ces élections », a déclaré Martin Fayulu.

Comment expliquer l’absence de l’UDPS ?

«La marche est pour le peuple congolais. Celui qui se sent concerné par des élections transparentes et crédibles, cette marche le concerne. Je reviens de Pretoria, nous étions avec l’UDPS, nous avons signé un document, et nous sommes mis d’accord, y compris l’UDPS pour les élections sans machine à voter, sans fichier corrompu», a-t-il ajouté.

En d’autres termes, selon plusieurs Opposants interrogés sur le lieu de la manifestation, cette pression ne fait que commencer. Car, très prochainement, il est prévu d’autres actions de grande envergure, y compris des campagnes d’explications à l’intérieur du pays et à l’étranger, pour contraindre la CENI à abandonner cette histoire de machine à voter et exiger de la transparence dans l’organisation du processus électoral dont le point culminant reste fixé au 23 décembre 2018.

Dans un mémorandum qu’une délégation restreinte a déposé hier, en début d’après-midi, à la Centrale électorale, l’Opposition réaffirme sa détermination à aller aux élections mais, sans la machine à voter, ni le fichier électoral avec plus de dix millions d’électeurs fictifs.
Elle y décline également, tout un florilège d’autres exigences dont celle portant sur la mise en œuvre des mesures de décrispation politique, l’égalité des chances et des droits pour les candidats inscrits dans la course à la présidentielle et, surtout, les garanties permettant de s’assurer de la crédibilité du processus électoral, conformément à l’Accord de la Saint Sylvestre.
LPM
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