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Si à Bandalungwa voisin, le phénomène kuluna (jeunes délinquants opérant avec des armes blanches, notamment des machettes) semble baisser d’ampleur, confient à Scooprdc.net certains éléments du Bureau 2 de la Police Nationale Congolaise (PNC), à Kintambo par contre il a pris des dimensions inquiétantes. Selon ces agents anticriminels, au moins quinze écuries (gangs) de ces jeunes délinquants sont identifiés. Et leur plus grand quartier général se situe dans un immeuble surnommé “Haïti” situé juste derrière les installations du Département de Renseignements Militaires, ex-Demiap. Curieusement, les agents de l’ex-Demiap n’inquiètent pas ces bandits voisins, prétextant que la tâche de les traquer revenait à la Police, s’indigne un agent B2 auprès du reporter de média en ligne.

Aucun quartier de Kintambo n’est épargné par les opérations nuisibles de ces délinquants qui commencent même à faire des incursions à Bandalungwa où ils y commettent des forfaits (vols, viols, agressions physiques, extorsions…). À en croire les policiers du B2 qui ont échangé avec Scooprdc.net, les effectifs policiers à Kintambo et les moyens matériels mis à leur disposition, font cruellement défaut pour lutter efficacement contre cette menace sociale.

Ce qui oblige souvent les policiers de Bandalungwa d’intervenir de temps en temps à Kintambo lorsque les forfaits de kuluna de Kintambo sont commis sur leur juridiction et que les plaignants les saisissent. Même eux aussi se plaignent du manque criant de moyens matériels d’opération : pas de véhicule, pas de moto pour leur mobilité. Pour se déplacer en vue de traquer ces bandits, ils sont obligés de recourir au service de “wewa” à qui ils payent avec leur propre argent. Ce qui rend moins efficace leur travail.

Pas plus qu’hier, un kuluna dans une bande qui a tenté de s’aventurer la nuit à ravir un téléphone à un policier, en a eu pour son compte : une balle lui a été tirée à bout portant dans le corps. Ses camarades se sont sauvés face à cette puissance de feu. Mais c’est des scènes désolantes à son deuil au point qu’un kuluna soit tué par machette par un autre à l’issue d’une bagarre déclenchée. Le bourgmestre de Kintambo désespéré et visiblement incapable de contenir ce phénomène, n’admet plus l’organisation des deuils de kuluna dans sans juridiction.

Il revient au VPM de l’intérieur de doter la police au niveau de chaque Ciat et sous-ciat dans les communes kinoises de moyens de mobilité conséquents pour lutter efficacement contre le banditisme dans la capitale. Toutes les motos que l’on a vues au bâtiment territorial et destinées, comme l’a appris Scooprdc.net à la territoriale, ne doivent pas prendre la direction du bureau du PPRD pour la campagne électorale comme on l’observe déjà. Bonne gouvernance oblige !

Agnelo Agnade.
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