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En séjour au Sud-Kivu depuis le week-end dernier, le Président Félix Tshisekedi s'est aussitôt adressé à la foule des Békéviens, venus nombreux l'écouter à la Place de l'Indépendance, l'un des principaux carrefours de la ville. Fier d'avoir réussi à concrétiser l'une de ses promesses de campagne électorale, à savoir la gratuité de l'enseignement primaire, le chef de l'Etat ne s'est pas limité en mi-chemin. Il promet, en plus, de rendre gratuit l'enseignement secondaire. Et ce, dès l'année scolaire prochaine.
De prime abord, une telle annonce fait rêver. Qui de parents ne souhaiterait pas voir ses enfants étudier gratuitement au cycle secondaire ? Tout comme d'ailleurs, ces parents qui jubilent déjà en apprenant que leurs petits peuvent désormais aller en masse dans les écoles primaires du pays, où ils sont dispensés de frais scolaires !
Salutaire, cette mesure, qui entre dans le cadre de l'application de l'article 43 de la Constitution, a toutefois de la peine à être appliquée aujourd'hui, tant elle aura été prise dans la précipitation. En témoignent la grogne que l'on enregistre çaetlà, particulièrement dans les écoles conventionnées catholiques.
LA FURIE DES ENSEIGNANTS
La furie vient essentiellement des enseignants. Habitués depuis des années à vivre des frais de motivation, payés de la bourse des parents, les enseignants déchantent aujourd'hui au regard de la prise en charge promise par le Gouvernement, mais qui a du mal à compenser cette contribution qui leur permettait de disposer des ressources viables. Dès lors, les enseignants traînent le pas et revoient au rabais leur prestation. Au grand dam des écoliers et de leurs parents.
De l'avis des analystes, Félix Tshisekedi pèche aujourd'hui par l'avalanche de promesses. La question qu'ils se posent est de savoir si le chef de l'Etat doit continuer à multiplier des annonces, comme si il était encore en pleine campagne électorale. Aujourd'hui qu'il est en fonction, les Congolais attendent de lui des actes concrets. Ce qui implique que ces mesures soient soutenues et financées par des ressources réelles.
D'aucuns estiment que, dans la situation actuelle, le plus important devrait consister à procéder d'abord à l'évaluation de la gratuité, appliquée cette année au niveau du primaire. A Bukavu où il se trouve, le Président de la république n'ignore pas le malaise qui règne dans la sphère des enseignants des écoles catholiques de cette partie du pays. FDA
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