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Une bonne trentaine de ténors des Forces Politiques Alliées de l’UDPS étaient reçus samedi 22 février sous les lambris de la Cité de l’Union africaine par Félix Tshisekedi en personne. A leur tête, Kitenge Yesu, revêtu pour la circonstance de sa casquette d’ « Autorité morale », et Laurent Batumona, Coordonnateur des FPA/UDPS.

Dans leurs rangs, quelques personnalités et responsables des mouvements associatifs proches de l’UDPS. L’opinion retiendra de cette première rencontre formelle depuis l’investiture du président de la République voici treize mois, les termes protocolaires ordinaires qui sanctionnent ici comme ailleurs les changes entre alliés qui émettent sur la même longueur d’onde.

De source généralement bien informée, il ressort que toutes ces personnalités n’ont pas fait le déplacement du Mont-Ngaliema dans l’unique dessein de congratuler et de féliciter leur champion pour sa victoire électorale (qui commence à dater), ni pour ses actions de terrain. Il s’agissait, en réalité, d’une démarche destinée à ouvrir les yeux de Félix Tshisekedi sur les véritables enjeux et dangers politiques à même de lui assurer, au-delà de l’échéance de 2023, un exercice plein et entier de l’imperium dont les ficelles lui échappent au sein de la coalition coupe-gorge FCC-CACH. On l’a compris, le discours va-t’en guerre de la dissolution hic et nunc de l’Assemblée nationale n’était pas à l’ordre du jour.

En revanche, il est une réalité que si l’UDPS est un parti largement majoritaire, c’est une « majorité de la rue » avec laquelle il est illusoire de prétendre gouverner, la Constitution ayant consacré la majorité parlementaire comme socle de la formation du gouvernement. Le moment est donc arrivé d’affiner une réflexion qui tende à transcender l’autosatisfaction ambiante et mûrir des stratégies politiques réalistes en gardant présent à l’esprit que l’autre camp s’emploie de son côté, à reconquérir – rien que de plus légitime – un pouvoir suprême dont la perte n’est pas encore entièrement digérée.

Pour ce faire, les Alliés politiques de l’UDPS auraient recommandé primo : l’organisation dans les délais des élections réellement transparentes ; secundo : faire prendre conscience aux combattants de l’UDPS de la gravité des défis à relever et tertio, enfin : assurer aux Alliés, dont les rangs grossissent au jour le jour, une place et des moyens conséquents, gages d’une victoire certaine et donc, en mesure de garantir une majorité parlementaire à l’horizon 2023.

Parmi les visiteurs de la Cité de l’UA, le week-end dernier, se comptaient des chefs de partis politiques hier dans l’opposition active. Les Diomi Ndongala, Henriette Wamu, Jonas Mukamba, entre autres, sont, en effet, à la tête de partis politiques dont on ne peut affirmer à ce stade qu’ils apportent un appui conséquent en termes de sièges au Parlement. Leur rôle s’étant souvent traduit par une dialectique incendiaire à l’encontre du régime de Joseph Kabila, et qui gagnerait à une transformation visant la conquête de nouvelles circonscriptions électorales, seule manière de concrétiser leur engagement à un soutien positif à un second mandat de Félix Tshisekedi.


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