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* Cependant, le mystère reste entier sur le sort d’un quatrième bandit du groupe porté disparu.

Le quartier Kauka s’est réveillé hier dimanche 16 février dans l’horreur de la découverte de trois corps sans vie des présumés « Kuluna ». Les cadavres retrouvés à certains sites de ce quartier de la commune de Kalamu, ont fini par être identifiés par leurs familles biologiques.

Deux membres d’une même famille sur l’avenue Sécurité dont un corps est toujours recherché, avaient été arrêtés la veille. Deux autres frères l’ont été sur l’avenue Centrale dont l’un est parvenu à s’échapper. Un autre corps dans le périmètre de l’avenue des Surveillants. Il, s’agit d’un jeune âgé d’environ 22 ans enlevé dans un chantier, où il assurait la sécurité.
De l’avis de certains témoins, il a été confondu avec un autre tandis que d’autres soutiennent qu’il avait transformé ce chantier en un repaire des Kuluna qui fumaient du chanvre. Entretemps, une enquête ouverte par le parquet de grande instance de Kalamu, permettra d’en savoir un peu plus autour de ces cadavres.
Un des parents des victimes affirme sous le coup de l’émotion, avoir trouvé neuf corps. Il raconte, à ce propos, que des hommes cagoulés se présentant comme des agents de la police ont interpellé leur fils samedi 15 septembre vers 4 h du matin, avant de retrouver son corps sans vie.
« A trois heures moins quart, dans la nuit de vendredi à samedi, les assaillants au visage caché sont arrivés et nous ont obligés d’ouvrir la barrière pour entrer dans la parcelle. A ce moment, j’ai crié au voleur. Et puis, ils m’ont dit : « Nous ne sommes pas de voleurs. C’est la police. Si tu refuses d’ouvrir la barrière, nous allons tirer sur toi et abandonner ton corps. Quand mon épouse a entendu cela, elle a eu peur et elle a ouvert la porte. Ils sont entrés et ils ont tout volé : l’argent et les téléphones. Ils ont arrêté le jeune garçon, et ils sont partis avec lui. Nous avions commencé à le chercher dans les cachots en vain. Ce matin à 4h, on a entendu des gens crier qu’on a retrouvé des corps. Nous sommes allés voir et on a vu 9 personnes, dont notre fils », témoigne à Forum des As le père d’une victime.

LA POLICE REJETTE
La réaction de la police ne s’est pas fait attendre. Le général Sylvano Kasongo, Commissaire provincial de la Police de la ville de Kinshasa rejette l’implication de la Police dans ces actes. Il a affirmé aux medias que la Police ne procède pas par des exécutions sommaires. Elle envoie plutôt les personnes en conflit avec la loi auprès des instances judiciaires.
« Je suis descendu sur le terrain, j’ai vu trois corps, je ne sais pas ce qui s’est passé. Les investigations sont en cours. La Police a été saisie ce matin. Ce n’est pas la Police qui a mené ces actions. La Police ne peut pas procéder à des exécutions sommaires. Quand nous arrêtons les « Kulunas », nous les présentons à la presse. On ne sait pas qui sont les auteurs de ces actes. Je ne sais pas s’il s’agit d’un règlement des comptes. Le parquet a aussi ouvert une enquête. Les coupables seront arrêtés et déférés devant la Justice. La Police ne peut pas tolérer de telles choses. Un élément de la police on l’identifie par sa tenue, sa carte ou un document. Ces gens cagoulés n’avaient aucun document », a-t-il expliqué.
En attendant, les différentes familles organisent leurs deuils en attendant la suite des investigations du Parquet de grande instance de Kalamu. Mais de façon générale, la population victime des exactions fait des « Kuluna » dans ce quartier de la commune de Kalamu se dit soulagée.
Les groupes se sont formés à la suite de ces meurtres pour commenter les abus dont les uns et les autres ont été victimes de la part des « Kuluna ». Comme par un coup de baguette magique, tous les jeunes qui étaient coiffés en « locks » se sont fait raser la tête. Les biceps tatoués n’étaient plus visibles dans les artères du quartier Kauka. Pas d’odeur hypnotisante du chanvre. Ceux qui se sentent concernés de prêt ou de loin, ont préféré quitter le quartier pour se réfugier en lieux sûrs. Néanmoins, l’écho de ce qui est advenu à Kauka, a été positivement ressenti à Yolo, à Matonge, à Kimbangu mais pour combien de temps ? Emma MUNTU
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